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Une collégienne violée dans une maison en ruine

18 août 2006, 20:00

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par Vinesen ABEL

Une véritable chasse à l?homme. Chiens renifleurs et hélicoptères de la police, éléments de la force régulière et de l?Emergency Response Unit? Tous se sont lancés hier, à Curepipe, sur les traces d?un homme qu?une élève de 16 ans a dénoncé comme étant son violeur. Celui-ci a toutefois pu s?enfuir.

Vers midi hier, la collégienne et son petit-ami de 16 ans également (tous deux sont en Form V dans des établissement des hautes Plaines-Wilhems) sont au complexe Manhattan, à Curepipe. Ils s?y sont retrouvés, affirment-ils, pour plancher sur un projet. Peu après, ils se seraient déplacés et c?est au niveau du stade George V qu?un individu se serait approché d?eux et les aurait contraints à le suivre sous la menace d?un cutter. Ils se seraient ainsi retrouvés dans une petite maison en ruine à la rue Edward-Icery, Forest-Side.

Devant la menace de l?arme que brandit l?homme, les deux jeunes gens expliquent n?avoir pu réagir. Il les aurait menacés de les agresser s?ils tentaient quelque chose. Il aurait ensuite entrepris de ligoter l?adolescent, fils d?un policier, avant de le contraindre à boire du vin et de lui mettre une cagoule. La fille est, elle, entraînée de force dans une autre pièce où elle est également forcée à boire, puis violée.

Une fois le délit commis, l?agresseur devait prendre la fuite, abandonnant la collégienne en pleurs. Celle-ci se précipite alors dans l?autre pièce pour libérer son petit ami. Traumatisés et encore sous l?effet du choc, ils alertent la police en utilisant le téléphone portable de l?adolescent.

Récidiviste notoire

Des policiers de Curepipe et une unité de l?Emergency Response Service se sont aussitôt mis à patrouiller la région en vue de trouver le suspect en se basant sur le signalement donné par les deux élèves. Entre-temps, la Criminal Investigation Division (CID) de Curepipe devait, elle, rechercher la motocyclette de l?agresseur présumé selon le numéro d?immatriculation communiqué par les deux jeunes. Elle parvient à découvrir son identité auprès de la National Transport Authority.

Les policiers de Curepipe et de l?ERS se rendent compte, à leur niveau, que l?homme a déjà été pris en contravention et qu?ils connaissent son nom : il s?agit d?un récidiviste notoire. Les victimes sont alors confrontés à des photos afin qu?elles l?identifient. Ce qu?elles ont fait.

Entre-temps, alors que les recherches se poursuivent, l?homme repère la police, abandonne sa motocyclette et s?enfuit. Il traverse l?autoroute pour aller en direction de Wooton. Là, dans le bois, les choses se corsent. Un important effectif de police est mobilisé pour cette opération placée sous les ordres de l?assistant commissaire de police Mukhtadin Taujoo et de l?assistant surintendant de police Nageea. Mais les chiens de la police rentrent bredouilles. Le fugitif se dirige vers un terrain de chasse. Un hélicoptère survole alors la zone. Cela ne donnera rien, non plus.

L?adolescente, en état d?ivresse, et son petit ami ont donné leur déposition au chef inspecteur Mootoosawmy au poste de police de Curepipe. La version de ces élèves laisse toutefois les enquêteurs sceptiques. Ils soupçonnent, en effet, que le suspect les aurait en fait suivis jusqu?à la maison. Il y aurait alors fait irruption pour les attaquer.

Examen et prélèvements

La fille a ensuite été conduite à l?hôpital Victoria où elle a été examinée par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer. Ce dernier a confirmé qu?il y a eu viol. Des prélèvements ont été effectués sur elle aux fins d?analyse.

Des éléments du Scene Of Crime office et ceux du Forensic Science Laboratory se sont rendus à l?endroit indiqué par les jeunes pour effectuer d?autres prélèvements et collecter des indices. Le photographe de la police, le sergent Seeneevassen Pillay, et le sergent Roodrassen Ramoo, dessinateur, y étaient également.

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