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Une “procédure légale” envisagée

21 septembre 2006, 00:00

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Fréderic Didier Robert, directeur de l’établissement sucrier de Saint-Félix, a fait part aux employés de la cellule d’écoute, qu’il envisage d’avoir recours à “une procédure légale” pour faire face aux problèmes posés par le financing cost de la centralisation.

La direction de Saint-Félix a laissé entendre aux 130 employés qu’il se pourrait qu’ils ne reçoivent pas leur salaire à la fin du mois d’octobre en raison de la mauvaise situation financière de l’usine.

Réagissant à ce nouveau développement à Saint-Félix, une quinzaine d’employés faisant partie de la cellule d’écoute pour la fermeture de l’établissement sucrier de Saint-Félix ont écrit au Premier ministre, Navin Ramgoolam, à Arvin Boolell, ministre de l’Agro-industrie et à Gowreesunkar Rajpati, directeur de la Mauritius Sugar Authority (MSA) pour leur faire part de leur inquiétude après la rencontre qu’ils ont eue lundi matin avec le directeur de l’usine.

Incertitude</B>

“At a meeting held on Monday 18 september with Mr Frederic Robert, we have been briefed that Saint-Félix milling shall be engaging in the coming days in a legal process which will definitely have various implications compared to a normal closing down of a sugar mill as per Blue Print”, écrivent-ils.

Dans ce même courrier, les membres de cette cellule pensent que le gouvernement ne peut donner l’impression qu’en ce qui concerne les négociations avec la Société Usinière du Sud (SUD) sur le plan global pour le développement du secteur sucrier dans cette partie de l’île, il se montrerait complaisant envers l’établissement sucrier et le secteur privé. Dans la lettre, les employés écrivent : “As far as the negociations are concerned with SUDS on the master plan development in the sugar scene in the south and coupled with the closing down of Saint-Félix, one must not have the impression that SUDS have the power to challenge the Government policy or the country is seen to be governed by the sugar industry or the private sector”.

Mario Grand-Sable, travaille sur l’établissement sucrier de Saint-Félix pendant plus de 35 ans. Ce père de trois enfants, soutenu par Pierre Lan Hing Po, un haut cadre et ses collègues, se bat pour ses droits et ce depuis la rencontre qu’ils ont eue avec le directeur de cette usine. C’est le doute, l’incertitude et la confusion totale depuis. Nous ne fermons pas l’œil. Nous pensons à l’avenir de nos enfants qui sont en bas âge et nos enfants qui vont à l’école”, témoigne Mario.

Pour traduire leur inquiétude, dans la même lettre adressée à Arvin Boolell, ministre de l’Agro-industrie, les employés estiment que “the government has a mandate from the population and the workers for the implementation of its decisions”. C’est la raison pour laquelle, ils sollicitent l’intervention du ministre pour une rencontre et pour trouver au plus vite un dénouement positif dans cette affaire.

Les signataires de cette lettre pensent qu’en tant ministre de tutelle, Arvin Boolell a la responsabilité et l’obligation morale de prendre au sérieux leurs doléances et de les tenir informés des derniers développements dans cette affaire pour dissiper les doutes et la confusion chez tous ceux concernés.

Compensation</B>

En mai dernier, le directeur avait laissé entendre que la fermeture de l’usine serait liée à l’incapacité de soutenir les coûts de production, surtout avec la chute de 36 % des revenus en 2009-2010. Il précisait que la fermeture nécessiterait un déboursement de Rs 135 millions.

Selon les termes du blueprint du gouvernement, il était question que les employés soient indemnisés dans le sillage de la centralisation par deux mois et demi de salaire par année de service et un lopin de terre résidentiel de 10 à 16 perches.

“J’ai effectivement reçu des lettres de la cellule d’écoute concernant cette fermeture et je compte rencontrer bientôt les employés une nouvelle fois pour écouter leurs doléances. Au cours d’une de nos rencontres, je leur ai même montré une copie de la lettre où l’établissement de St-Félix a pris l’engagement de leur verser leur salaire en attendant que nous finalisions certains aspects concernant la politique énergétique du Central Electricity Board (CEB)et la réforme en cours dans l’industrie sucrière”, déclare Arvin Boolell, ministre de l’Agro-industrie.

Selon le ministre, une fois cet exercice terminé, les engagements pris vis-à-vis des employés de cette usine, devront respectés pour leur compensation et leur lopin de terre selon les provisions arrêtées dans le blue print. Sollicitée, la direction de Saint-Félix a fait savoir qu’elle préfère ne pas faire de commentaires pour le moment.

BLUE PRINT

<B>Décision du cabinet</B>

Le 31 mars de cette année, le conseil des ministres décidait de la fermeture de l’usine en raison de la baisse de 36% du prix du sucre qui prendra effet à partir de 2009 et à cause des changements qui interviendraient dans le secteur sucrier. “Cabinet has agreed to the propsed closure of St Felix as from the end of the 2005crop, subject to the approved conditions in respect of the employees and the planters as well as to the other relevant conditionq of the Blue Print and to establishment of the Savannah sugar cluster being realized before 2009”.

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