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Une édition très ouverte
Le Tournoi des Six Nations 2005, qui démarre ce week-end, promet d'être particulièrement ouvert. « Il n'y a pas une équipe qui semble dominer outrageusement. Il y a toujours les trois équipes majeures, l'Angleterre, la France et l'Irlande et je ne sais pas dans quel ordre les mettre mais, en plus cette année, il y aura certainement le Pays de Galles qui viendra jouer les trouble-fêtes », résume Fabien Pelous, capitaine du Quinze de France qui espère emmener ses troupes au Grand Chelem comme ce fut le cas l'an passé.
Beaucoup d?acteurs de la compétition placent le dossard de favori au dos de l'Irlande, qui est toujours en progrès et qui contrairement à ses rivales aligne son meilleur groupe possible.
« C'est la meilleure équipe que j'aie jamais pu réunir », explique Eddie O'Sullivan, l'entraîneur irlandais. « Avant, il manquait toujours un joueur essentiel, mais cette fois tout le monde est disponible ».
Surtout, les Irlandais, vainqueurs de l'Angleterre, du Pays de Galles et de l'Ecosse en 2004, ont l'avantage d'un calendrier très favorable qui les fait recevoir leurs deux principaux adversaires, l'Angleterre et la France.
L'Angleterre, en reconstruction, pourrait vite être fixée sur ses capacités et limites du moment en recevant la France dès la 2e journée après un premier round certainement difficile à Cardiff.
Lors de la précédente édition, le Quinze de la Rose n'a pas fait honneur au titre de champion du monde conquis quelques mois auparavant et a dû se contenter d'une modeste troisième place.
Mais pour son opération reconquête, Andy Robinson, le nouveau patron des Anglais, part au combat avec une équipe fortement diminuée par des absences de marque comme celles de l'ouvreur virtuose Jonny Wilkinson ou des centres Will Greenwood et Mike Tindall.
« C'est un tournoi très excitant car beaucoup d'équipes intriguent. Mais nous sommes prêts car nous avons un réservoir de qualité », confie cependant Robinson.
La France va devoir emprunter un chemin bien sinueux dans la défense de son titre. « Ce sera plus compliqué que l'an passé », reconnaît Jo Maso, manager de l'équipe de France. On se déplace trois fois contre deux fois l'an passé et surtout chez les deux autres favoris de la compétition ».
Retourné à ses inconstances chroniques lors sa dernière tournée d?automne et restant sur deux défaites (14-24 contre l'Argentine et 6-45 face aux All Blacks) le XV tricolore doit d'abord saisir l'occasion d'une entame facile à domicile contre l'Ecosse pour renouer avec le succès.
Nanti de cette confiance, il lui restera ensuite à retrouver ses valeurs de la saison 2004 pour tenter de passer avec succès le test de Twickenham qui, pour lui, conditionnera le reste de la compétition.
Le Pays de Galles ne semble plus très loin de retrouver un très bon niveau. Dans le trou depuis trop longtemps, il croit à une renaissance qu'attestent ces derniers mois deux courtes défaites contre l'Afrique du Sud (36-38) et les All Blacks (25-26), et deux succès sur le Japon (98-0) et la Roumanie (66-7).
« Nous restons sur quatre bonnes performances », note le technicien gallois Mike Ruddock. « Si nous pouvons avoir la même détermination, l'adresse et le rythme, j'espère que nous progresserons assez pour transformer nos défaites en victoires. »
En tout cas, les Gallois auront une belle opportunité d'afficher leurs ambitions en recevant les Anglais qui n'ont pas perdu à Cardiff depuis 1993.
Enfin, l'Ecosse, sortie du précédent tournoi avec l'infamante cuillère de bois, entame la compétition en profil bas. « On ne s'est pas fixé d'objectifs. On se concentre juste sur notre match contre la France », assure le capitaine Gordon Bulloch. « Pour nous, c'est déjà un challenge immense que d'aller à Paris pour le premier match ».
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