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Un triplé pour Tel-Aviv ?
Le Maccabi Tel-Aviv, devenu au printemps la première équipe à conserver son titre de champion d’Europe en quatorze ans, vise un triplé sans équivalent dans l’Euroligue de basket-ball qui commence cette semaine.
Le grand Real Madrid n’y est jamais parvenu. Les terreurs italiennes de Varèse et de Milan non plus. Mais le Maccabi veut le faire pour postuler au titre officieux de meilleure équipe européenne de tous les temps.
En revisitant l’histoire de la compétition depuis 1958, on trouve bien la trace de deux triplés. Riga, alors soviétique, s’est adjugé les trois premières éditions et Split a récidivé entre 1989 et 1991. Mais le contexte entourant ces deux épopées n’est en rien comparable à l’univers ultra concurrentiel en vigueur aujourd’hui.
Car des arguments, il en faut, pour prétendre dominer un plateau de vingt-quatre équipes armées jusqu’aux dents et aller au bout d’une compétition de si longue haleine. Pour survivre dans ce panier à crabes, où une bonne demi-douzaine d’équipes peuvent espérer le titre, il faut une culture de la victoire, une constellation de vedettes et un entraîneur à poigne.
Le Maccabi possède les trois, avec en bonus le soutien infaillible de tout un peuple, qui, en mai, avait missionné 7 000 des siens à Moscou pour porter son équipe à la victoire.
Inaccessibles dans leur championnat (45 titres sur 51 possibles), les Israéliens se sont même payé le luxe, le 16 octobre dernier, d’aller battre une équipe NBA, les Toronto Raptors (105-103), lors d’une tournée aux Etats-Unis. Une première sur le sol américain pour une équipe européenne.
La perte du meneur lituanien Sarunas Jacikevicius ayant été compensée par un recrutement conséquent, l’équipe de Pini Gershon paraît armée pour entrer dans l’histoire.
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