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Un Sud-Africain condamné à neuf ans de prison pour importation d?héroïne
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Un Sud-Africain condamné à neuf ans de prison pour importation d?héroïne
David Harte, un ancien policier et ancien membre de la marine sud-africaine, a été condamné hier à neuf ans de prison et à Rs 100 000 d?amende. Il a plaidé coupable, devant la juge Ah Foo Chui Yew Cheong en cour d?assises, de l?importation de 386,8 grammes d?héroïne estimée à Rs 3,8 millions. David Harte, défendu par Me Siddhartha Hawoldar, a présenté ses excuses à la cour. La poursuite était représentée par Me Preeti Ramful-Jhowry, state counsel.
Les faits remontent au 29 janvier 2004. Une équipe de l?Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu), sous le commandement du sergent Manoj Doorbejasing, est sur la brèche. Elle a été informée qu?un Sud-Africain, arrivé au pays la veille, a importé une importante quantité d?héroïne et s?apprête à en faire la livraison. Les policiers apprennent aussi que le visiteur loge non loin de l?aéroport. Ils se rendent à l?aéroport pour vérifier les dires de l?informateur. Sur le parking, ils remarquent un étranger qui tient une paire de sandalettes en cuir à la main droite, alors même qu?il porte des chaussures.
Business d?ordinateurs
Cette particularité les intrigue. Les policiers surveillent l?homme discrètement. Vers 17 heures, il n?a encore rencontré personne et les limiers décident de l?interpeller. Ils fouillent le Sud-Africain et découvrent deux sacs en plastique dissimulés dans chacune des sandalettes. Les sacs contiennent de l?héroïne. Interrogé, l?homme leur déclare qu?il a importé la drogue d?Afrique du Sud et leur demande de l?aide. Il est immédiatement arrêté et conduit aux quartiers généraux de l?Adsu pour interrogatoire. L?homme déclare qu?il loge dans un hôtel de Mahébourg. Sa chambre est perquisitionnée. Un téléphone cellulaire, un chargeur de batterie et des billets sont saisis. L?inspecteur Sanjay Dussoye interroge le prévenu qui avoue tout.
David Harte confirme qu?il est né en Afrique du Sud, qu?il est divorcé, père de deux enfants et qu?il a été policier et a servi dans la marine sud-africaine. Puis il s?est lancé dans un business d?ordinateurs. Dans sa résidence à Donne Street Observatory, à Cape Town, il a fait connaissance d?un certains Ben qui, dit-il, avait l?air d?un asiatique.
Il dit ignorer le nom de Ben mais remet son numéro de téléphone à la police. Ben, dit-il, lui avait demandé de faire la livraison, qu?une fois arrivé à Maurice, le contact l?appelera pour prendre possession du colis. Ben aurait précisé que le contact ne sera à Maurice que pour une semaine et qu?il (David Harte) ne serait payé qu?après la livraison.
Le Sud-Africain confie encore aux policiers qu?il était alors dans une situation financière difficile, ayant tout perdu dans des maisons de jeu. C?est la raison pour laquelle il accepte la mission et entreprend le voyage pour Maurice. Le 29 janvier, raconte-t-il, il reçoit un appel d?un certain Maya. Le rendez-vous est fixé à l?aéroport de Plaisance. Il s?y rend comme convenu. Sur place, un homme qui semblait nerveux est venu le rencontrer. Mais, dit-il, celui-ci a pris la fuite en voyant les policiers.
ENQUÊTE SUD-AFRICAINE
Ben et Maya introuvables
■ Hier en cour d?assises, l?inspecteur Sanjay Dussoye a expliqué qu?avec les renseignements fournis par David Harte, les autorités sud-africaines ont pu identifier Ben. Toutefois, il n?était plus à l?adresse de Cape Town indiquée par David Harte quand la police a donné l?assaut. Ben est resté introuvable. Dans sa version, David Harte, devenu passeur, soutient que Ben l?a utilisé et que s?il avait refusé, il ne serait peut-être déjà plus en vie. Quant au dénommé Maya, il n?a pu le décrire. La police a d?ailleurs déclaré que personne n?était venu parler à David Harte au moment où ils l?ont arrêté. La cour ordonné que l?argent saisis sur David Harte lui soit restitué.
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