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Un sommet pour stimuler les idées hors normes dans l’économie
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Un sommet pour stimuler les idées hors normes dans l’économie
Faire les choses différemment peut aider à renouer avec une croissance forte. Comment donc promouvoir des pratiques innovantes dans les entreprises ? Le sommet, du National Productivity and Competitiveness Council (NPCC), tente d’y apporter des éléments de réponse. Les débats ont lieu hier et se poursuivent aujourd’hui dans les locaux du Mauritius Examinations Syndicate à Reduit.
L’économie mauricienne est à la recherche d’un nouveau souffle. L’innovation, ou la rupture avec des pratiques et concepts établis, devrait permettre de repartir sur de nouvelles bases. Mais inculquer de telles attitudes reste un vrai défi à relever. C’est le sentiment général des participants.
José Poncini, industriel et membre du NPCC, a axé son exposé sur les nouvelles sources de compétitivité. Il a d’abord brossé un tableau plutôt inquiétant des dangers qui guettent l’économie mauricienne, dont les menaces sur le régime sucrier européen et l’intensification de la concurrence pour les vêtements mauriciens.
Cependant, il apporte une note d’optimisme. Ce pionnier de l’industrie manufacturière locale rappelle que le pays a connu des complications plus graves que celles que nous vivons en ce moment. Il explique l’importance des concepts innovateurs pour casser ces cycles de difficultés, mais il met aussi l’accent sur les résistances aux changements. Il faut réconcilier ces deux tensions. “Les résistances au changement sont assimilées à une forme de conservatisme. Mais il faut un déséquilibre intelligent.”
Les discussions ont aussi été marquées par l’exposé d’Arif Currimjee, président du Joint Economic Council (JEC). Il fait état d’un développement de l’entrepreneuriat national et de la stratégie d’innovation qui doit l’accompagner. L’apport de l’État est crucial. Il se demande si l’attention des décideurs est braquée sur les régulations ou le développement.
Il évoque également l’importance d’un encadrement aux efforts d’innovation, et plaide pour un marché de capitaux pour soutenir la recherche et le développement.
Le professeur Issac Getz de la European School of Management de Paris, un des principaux intervenants, prône la gestion des idées. Il explique la mise en place d’un programme de suivi des concepts nouveaux. “Il faut favoriser l’éclosion des idées en grande quantité. Cela est crucial à l’innovation et la croissance. Plus vous avez des idées, plus vous avez des chances de trouver des formules innovantes.” Il fait un plaidoyer pour des efforts de recherche et de développement structurés.
Le sommet fut inauguré par le président de la République, Sir Anerood Jugnauth. Il a fait un bref historique des étapes de l’évolution de l’économie. “L’avenir sera caractérisé par un secteur des services vibrant où l’innovation déterminera les règles du jeu.” Pour lui, les forces de globalisation devraient nous inciter à innover. Cette culture d’innovation, estime-t-il, ne saurait être limitée à l’économie, mais devrait toucher d’autres disciplines telles que les beaux-arts, le sport, etc.
Le ministre de la Formation, Sangeet Fowdar, est aussi intervenu. “Notre développement doit maintenant être basé sur le savoir et doit être tiré par l’innovation.” Il a promis l’aide de son gouvernement pour soutenir tout effort vers une croissance durable.
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