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Un Réunionnais perd son procès, son amie et Rs 750 000
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Un Réunionnais perd son procès, son amie et Rs 750 000
Marie Rosamine Castel, une caissière âgée de 35 ans, a eu gain de cause dans le procès que lui intentait Paul Hughes Rivière en cour intermédiaire. Ce dernier, un Réunionnais d?une soixantaine d?années, l?accusait d?escroquerie d?une somme de 24 728 euros (environ Rs 756 000).
Dans un jugement rendu jeudi, le magistrat Prithiviraj Feckna s?est dit davantage convaincu par la version de l?accusée qui argue qu?ils étaient amants et qu?il lui envoyait volontairement de l?argent.
Version du Réunionnais : après avoir connu Marie en 2003, il lui fait part de son intention d?investir dans un élevage de canards ici comme il faisait à la Réunion. Celle-ci, intéressée, lui parle d?un terrain appartenant à son père à Rodrigues. Les choses en restent là car il doit rentrer à la Réunion.
Peu après, elle lui téléphone pour lui annoncer qu?elle détient le document qui lui permet d?utiliser le terrain de son père. Il revient immédiatement à Maurice et conclut un accord : il financera le projet et le terrain représentera l?apport de Marie.
Il regagne son île mais à plusieurs reprises, il fait des virements bancaires sur le compte de Marie à Maurice, soit 24 728 euros au total (Rs 775 296). Lors d?un passage à Maurice, il veut lui remettre Rs 100 000 mais, Marie l?insulte et menace d?avoir recours à un agent de sécurité. Il décide alors de porter plainte.
<B>Ni liaison ni projet</B>
Version de Marie : après des liens d?amitié, Paul et elle décident de vivre en concubinage. Son amant lui envoie souvent de l?argent sur son compte à la Mauritius Commercial Bank de Curepipe. Cet argent sert à acheter une Toyota Vitz et des meubles. Mais leur relation ne dure que quatre mois à cause des fréquents allers-retours entre Maurice et la Réunion.
En cour, Marie nie le projet d?élevage tandis que Paul nie toute relation intime. Au cours du procès, la défense, représentée par Mes Atish Roopchand et José Moirt, appellent le propriétaire d?une bijouterie de Quatre-Bornes à la barre. Document à l?appui, il confirme avoir vendu un bracelet en or à l?accusée le 28 mars 2003, pour Rs 28 000, payée par une carte de crédit au nom de Paul Hughes Rivière. Il s?avère aussi que les dates des transferts d?argent sont antérieures à celle évoquée pour le projet.
Le magistrat estime : «I find that the version of the accused to the effect that there was a relationship between her and witness Rivière is not altogether implausible (?) Il se dit aussi surpris de l?allégation de Paul Hughes Rivière selon laquelle l?accusée se serait mise en colère quand son ami «lui a apporté Rs 100 000».
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