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Un psychiatre se dit privé du droit d?exercer à Maurice
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Un psychiatre se dit privé du droit d?exercer à Maurice
Le nombre d?années de spécialisation requises pour les médecins ne fait pas l?unanimité. Le Medical Council a récemment refusé le droit d?exercer à quelques praticiens en se basant sur ce point, législation à l?appui. Et tandis que cette instance est actuellement entendue en cour pour avoir refusé à un médecin diplômé en Occupational Health de la Grande-Bretagne le droit de pratiquer, de nouvelles contestations se font entendre. Parmi, celles d?un psychiatre, le Dr Jayraj Burrun, travaillant en Grande-Bretagne.
Le 14 janvier 2005, le Dr Burrun, reçoit une lettre du Registrar du Medical Council, qui l?informe que sa demande d?enregistrement comme spécialiste en psychiatrie a été rejetée. Cette demande a été faite en le 23 juin 2003. Le Medical Council soutient que, selon les dispositions de la loi, soit les articles 2 et 23, une spécialisation du Member of Royal College (MRC) of Psychiatry, n?est pas reconnue à Maurice.
Mais c?est surtout le nombre d?années de spécialisation, qui pose problème, fait ressortir le Registrar du Conseil des médecins, Dr Keshav Deepchand : «Il n?a fait que deux ans de spécialisation. Or, le Medical Council Act, amendé en l?an 2000, exige au moins trois années. D?ailleurs, même en Grande-Bretagne, où il travaille, ces deux années sont considérées comme des ?basic specialist qualifications?. Nous ne nous en tenons qu?à la loi et il n?y a pas de dérogation. Il ne faut pas voir dans cette démarche des vaines mesquineries.»
Avant l?an 2000, la loi permettait à un médecin ayant seulement une année de spécialisation après son post-graduate d?exercer. D?ailleurs, ceux qui n?ont qu?une année de spécialisation et qui l?ont obtenue avant l?an 2000, continuent, de pratiquer. Mais comble de malchance pour le Dr Burrun : ses années de spécialisation au MRC Psychiatry de la Grande-Bretagne arrivent après ce délai. L?argument avancé par le Conseil des médecins est vivement contesté par le Dr Burrun, qui estime que la controverse sur la spécialisation, relève de l?«absurde».
Sollicité, un autre médecin estime, lui, que «Maurice est dans les normes en ce qui concerne ces années de spécialisation. Dans d?autres pays, dépendant des domaines, il faut même quatre ou cinq ans de spécialisation. Il faut tout de même que le niveau de formation soit rigoureusement respecté.»
Jayraj Burrun fait valoir son expérience de travail en Grande-Bretagne pour justifier sa demande. Employé l?an dernier au GoodMayes Hospital, à Essex, au nord-est de Londres, il occupe les postes de Locum Consultant and Specialist Registrar-post à cet établissement. Dans une lettre, son supérieur, le Dr Sabrina Pietromartire, ne manque pas de faire des éloges du médecin : «Dr Burrun is reliable, conscentious and professional. He is a skilled clinician and caring doctor and is able to work well within a multidisciplinary team.»
privilégier certains médecins
Depuis 1997, le Dr Jayraj Burrun, occupe le poste de Senior Officer en psychothérapie à hôpital Basildon. Le consultant de cet établissement du South Essex Mental Health and Community Care avait précisé dans sa lettre que «this post is part of a rotational postgraduate psychiatric training which is 4 years duration,» Entre-temps, il a aussi participé au South Essex Psychiatric Scheme tout en complétant ses études au MRC Psychiatry.
En 1986, il s?était fait enregistrer comme Senior Medical Health Officer pour travailler dans les hôpitaux à Maurice. En 1997 il part pour la Grande-Bretagne, où il entame des études. En raison de sa longue absence sans autorisation préalable, son poste est déclaré vacant en août 2003.
Ce refus est interprété, dans certains milieux, comme une tentative du Conseil des médecins de privilégier des médecins ayant reçu une formation en Europe de l?Est. Ce que le président du Medical Council, le Dr Uday Ramjuttun, nie farouchement : «Sur les 20 membres du conseil, il n?y a que quatre qui ont reçu une telle formation. Il y a une mauvaise perception. Cette prétendue rivalité, entre médecins n?existe pas. Du moins pas lorsqu?il s?agit d?influencer des décisions aussi importantes que celle d?accorder le droit d?exercer à un médecin. Tout cela est farfelu.»
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