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Un présumé violeur innocenté la victime jugée consentante
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Un présumé violeur innocenté la victime jugée consentante
Jean-Mario Boudeuse, un chauffeur du littoral Ouest, avait été condamné à sept ans de prison pour avoir violé une collègue de travail. Mais, en cour d?appel hier, les juges Keshoe Parsad Matadeen et Asraf Caunhye l?ont acquitté. Ils ont retenu la thèse de consentement mise en avant par l?appelant.
Le viol allégué aurait été commis le 17 mai 1998. Jean-Mario Boudeuse travaille le soir et véhicule les employés d?un hôtel à leur domicile. Une employée se trouve à bord de l?autobus en compagnie d?autres collègues. Ces derniers descendent à 16e Mile et elle se retrouve seulle avec le chauffeur. C?est à ce moment que la version des deux personnes impliquées diffère.
Le chauffeur explique qu?il connaît sa collègue depuis trois mois et lui a proposé d?avoir des relations sexuelles avec lui. Deux jours plus tard, elle accepte, à condition qu?il n?éjacule pas en elle. Selon les dires du chauffeur, ils ont même fait l?amour à plusieurs reprises dans l?autobus.
Jean-Mario affirme que le jour du viol, sa collègue était consentante et qu?elle s?est, comme à l?accoutumée, assise à côté du chauffeur. Il ajoute même qu?elle a été la première à lui faire des avances ce soir-là.
Contradictions dans la plainte
La situation se corse lorsque, lors des leurs ébats sur le siège arrière de l?autobus, il éjacule en elle. Selon lui, sa partenaire avait l?air tracassée et avait peur de tomber enceinte.
A aucun moment elle n?a tenté de se débattre, de crier au de résister, explique le chauffeur. Mais la victime affirme, quant à elle, avoir essayé de résister. Mais en vain. Elle dit n?avoir pas rapporté l?incident à la police le même jour parce qu?elle était traumatisée. Elle n?a pas non plus informé ses collègues lorsqu?elle s?est rendue à son travail le lendemain.
Mais vers 20 heures, à l?heure du dîner, l?accusé passe et lui murmure quelques mots à l?oreille. Traumatisée, elle se met à pleurer et raconte sa mésaventure à son supérieur qui la convainc de consigner une déposition à la police.
Lors d?un examen médical, le médecin légiste note qu?il n?y aucune trace de blessure sur le corps de la victime. Toutefois, il a trouvé des ?suçons? sur le cou et les seins de la victime.
Après une analyse des faits, la cour d?appel a constaté des contradictions dans la plainte déposée par la victime. Les juges estiment que, de peur de tomber enceinte, la victime a porté plainte contre le chauffeur. Ils ont donc acquitté l?appelant qui était représenté par Me Navin Proag et Me K. Ragobur, avoué.
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