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Un président indépendant pour le comité tripartite

7 février 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le gouvernement pourrait adopter une nouvelle formule pour déterminer le quantum de la compensation salariale annuelle. Il se propose, cette année, de ne plus jouer les arbitres entre l?employeur et l?employé. Si cette nouvelle formule est acceptée , ni le ministre des Finances, ni celui du Travail et des Relations industrielles ne présideront le prochain comité tripartite.

Ce dernier ministère travaille actuellement sur cette formule, laquelle propose que le comité tripartite soit présidé par une personnalité indépendante ayant une bonne maîtrise de la situation socio-économique du pays. Dans son rôle d?employeur, le gouvernement sera alors aussi à la table des négociations, au même titre que la Mauritius Employers? Federation (MEF) et les syndicalistes.

La proposition pour un président indépendant a été faite après une décision de la plate-forme syndicale. Il y a trois semaines, elle votait une résolution pour boycotter le National Wages Council (NWC), organisme tripartite qui devait être mis sur pied pour déterminer le quantum de la compensation salariale annuelle.

Débloquer une situation conflictuelle

Les syndicalistes sont farouchement opposés à la proposition du NWC. Cet organisme proposerait que le taux d?inflation ne soit pas le seul facteur pris en considération pour déterminer le quantum de la compensation : la productivité et la capacité de l?entreprise à payer doivent aussi, préconise-t-il, être prises en compte.

Le choix d?un président indépendant pourrait débloquer une situation conflictuelle. Le ministère du Travail souhaite opter pour cette voie dans l?optique que le gouvernement ne peut continuer à être juge et partie dans le choix du quantum de compensation. Le président du comité tripartite sera choisi en consultation avec les syndicats et la classe patronale.

Les syndicalistes, qui ont rencontré, lundi, le ministre du Travail dans le cadre des consultations sur la nouvelle version de l?Industrial Relations Act, ne se montrent pas enthousiastes quant à la nouvelle formule. Cassam Kurreeman, président du Mauritius Labour Congress, a fait savoir qu?il souhaite que le gouvernement retourne à l?ancienne formule qui ne tient compte que du taux d?inflation pour déterminer le montant de la compensation.

Le ministre du Travail a rencontré, dans la matinée d?hier, les membres de la MEF pour évoquer, entre autres dossiers, la question de la compensation salariale.

PROPOSITIONS

■ Le nouvel IRA prêt

Une ébauche de la nouvelle version de l??Industrial Relations Act? (IRA) est prête. Ce projet de loi, qui doit réglementer les relations entre l?employeur et l?employé, propose, entre autres, la réduction des pouvoirs du ?Registrar of Associations? dans ses relations avec les syndicats, plus d?autonomie à ces derniers pour gérer leurs finances, l?augmentation du nombre minimum de membres (de 7 à 30) pour créer un syndicat, le maintien du National Remuneration Board et du Pay Research Bureau, l?introduction du concept de négociation collective... Lundi, le ministre a promis aux syndicats un exemplaire du texte, avant sa présentation au Parlement.

■ Le ?National Wages Council? en résumé

Le ?National Wages Council? est un organisme tripartite chargé de remplacer l?actuel comité, qui a fait son temps. Contrairement à la formule actuelle, le taux d?inflation ne sera pas le seul facteur qui déterminera le quantum de la compensation salariale. Celle-ci sera déterminée en tenant compte non seulement de ce taux, mais également de la productivité et de la capacité des entreprises à payer. Une fois ce quantum arrêté, il incombera aux employeurs de décider, au moyen du processus de négociation collective, si tel ou tel salarié mérite mieux, en termes d?augmentation salariale.

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