Publicité

Un plan national pour gérer les ressources humaines

17 octobre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Une stratégie nationale de développement des ressources humaines, la création de Chambres de métiers et une révision totale du cursus scolaire : voilà quelques ingrédients du stimulant que concocte en ce moment le ministre de l?Education et des Ressources humaines, Dharam Gokhool, pour offrir à Maurice une main-d?oeuvre qui pourrait garantir sa croissance.

Le ministre a évoqué ces initiatives lors de la remise de diplômes aux 52 étudiants du Centre d?etudes supérieures de la Chambre de commerce et d?industrie (CCI) ayant réussi aux épreuves du Brevet de technicien supérieur (BTS) en informatique de gestion, en assistance de gestion aux petites et moyennes entreprises (PME) et petites et moyennes industries (PMI). L?événement a eu lieu hier à l?auditorium Octave Wiehé, Réduit.

Alors que le taux de chômage se stabilise autour de 10 % de la population active, plusieurs secteurs, dont l?informatique ou le textile doivent faire appel à des compétences étrangères pour des postes restés vacants trop longtemps.

Si le Human Ressources Development Council (HRDC) travaille à des projets spécifiques pouvant remédier à cette situation à court et moyen termes, il faut trouver des solutions dans la durée. Pour le ministre Gokhool, les centres de formation du privé peuvent apporter un coup de main en révisant leurs programmes de formation et en les adaptant ?à la réalité du jour, afin d?assurer l?adéquation de l?offre et de la demande?. L?Industrial & Vocational Training Board (IVTB) devra réviser totalement ses cours.

La révision totale du cursus scolaire aux niveaux primaire, secondaire et tertiaire doit aussi se faire sur le long terme. Le ministère planche sur ce volumineux dossier pour rendre le curriculum ?plus flexible et adapté aux besoins futurs du pays?. Un débat national sur le programme d?études aura lieu les 23 et 24 octobre au Domaine Les Pailles.

L?exercice mènera à un Plan national de développement des ressources humaines par la HRDC. Ce document, à être finalisé en décembre, sera un outil de base pour guider le gouvernement dans sa politique d?éducation et de formation. ?Il nous aidera à minimiser l?inadéquation entre l?offre et la demande et nous aidera à assurer une main-d?oeuvre plus adaptée?, indique le ministre.

Aujourd?hui, environ 15 % du budget gouvernemental, soit plus de Rs 9 milliards, sont engloutis par l?éducation et la formation. Tandis que le secteur privé dépense Rs 350 millions par an pour la formation de ses employés. On peut mieux faire, estime le ministre. Peu d?entreprises, surtout les PME, tirent avantage du système de remboursement proposé par les autorités. En 2004, seules 4 % des PME ont profité des incitations à la formation.

La revalorisation et la professionnalisation de certains emplois demandent la création de Chambres des métiers. La HRDC travaille en ce moment sur les amendements à être apportés à la législation pour le permettre. Ces structures permettront notamment de délivrer des diplômes d?artisans et de maîtres-artisans et d?organiser l?apprentissage des métiers.

<B>Un BTS, ça ouvre des portes</B>

?Après mon BTS, j?ai pu facilement trouver un emploi. Il a fallu choisir entre plusieurs propositions?, déclare Janice Beeharry, qui vient de décrocher son BTS d?assistante de gestion. Jusqu?ici 800 techniciens supérieurs ont été formés par le centre piloté par la CCI depuis sa création, en 1985. Diplôme d?Etat émanant de l?enseignement supérieur français, le BTS doit permettre aux apprenants d?intégrer rapidement l?environnement du travail. Selon Lloyd Coombes, président de la CCI, ceux qui sortent du centre ?occupent tous aujourd?hui des postes de responsabilité en entreprise?. Les résultats du BTS avoisinent cette année les 90 % de réussite. Pour Dominique Renaux, ambassadeur de France à Maurice, le succès de la filière s?explique par la réponse qu?elle apporte à ?un besoin de l?économie mauricienne qui doit (...) relever le défi de la diversification?. La CCI a investi Rs 30 millions dans la construction d?un nouveau bâtiment qui abritera son centre d?éducation supérieur à Ebène.

Publicité