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Un patrimoine photographiquement inédit
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Un patrimoine photographiquement inédit
Encore trois jours pour admirer des photographies sur papier inédites ainsi que des daguerréotypes sur les îles Maurice et Rodrigues, réalisés entre 1860 et 1875. Ils sont exposés jusqu?à vendredi au musée de la Photographie de Tristan et Marie-Noëlle Bréville à la rue du Vieux-Conseil à Port-Louis.
Les 50 tirages proposés, grâce à Mauritius Breweries et Phoenix Camp Minerals, font partie d?un album de plus de 300 photographies, découvert à Oxford en Angleterre et offert par Fiona Beresford. Celle-ci est la petite-fille de Frederick William Leith-Ross, commanditaire de l?album, qui travaillait à Maurice. Elle est d?ailleurs venue à Maurice pour la présentation de l?album dont le photographe demeure jusqu?ici inconnu. Fiona Beresford aurait toutefois lancé le couple Bréville sur une piste récente.
L?album nous emmène dans le temps. Un vrai voyage à rebours qui frôle parfois le mythe. Comme ce portrait du plus vieux Rodriguais devant sa cahute. Fermez les yeux : nous sommes en 1874. Et plus précisément à la Caverne Patate. Sentez le mystère et entrez dans ces scènes fabuleuses. ?Baie-du-Cap, Looking Seaward, Baie-du-Cap, Looking Inland??
L?atmosphère est au recueillement. Une invitation à méditer. Mais qui renvoie aussi à une autre célébration. Et non des moindres : celle de l?arrivée sur cette plage de Matthew Flinders, navigateur britannique retenu à l?Ile de France de 1803 à 1810.
L?inaccessibilité jadis de certaines régions interpelle. Presque comme un démenti à l?évidence. Comment a-t-on fait pour transporter ces matériaux qui ont servi à construire, en plein Chamarel, une usine sucrière bouillonnante de vie avec ses mille et une charrettes ?
Portraits de famille
Les tribunes du Champ-de-Mars ressemblent à du carton. Et on? tombe en rêve devant les chutes de la Grande-Rivière-Sud-Est. Halte, côtier avec ton chargement de sucre dans la Baie-de-Souillac. Et voguent mille voiliers dans le port de Port-Louis.
Quelle angoisse que ce train qui enjambe la Rivière-du-Poste ! Du calme : admirons plutôt les splendides villas d?antan. Tel Le Château de Beau-Bassin devenu La Tour Blanche avant d?être rebaptisé Le Thabor. Et la sérénité revient?
Les huit daguerréotypes sur cuivre sont un fleuron du patrimoine mauricien. Acquis à Paris lors d?une vente en juin 2003, ils montrent des portraits de famille mauriciens vers 1850. ?Ces daguerréotypes mauriciens sont connus comme étant les premiers documents photographiques au monde, précise Tristan Bréville. Appartenant au mécène Hardy Henry Cie. Ltée, ils sont hébergés jusqu?à nouvel ordre au musée de la Photographie.?
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