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Un homme d?affaires dit craindre pour sa vie
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Un homme d?affaires dit craindre pour sa vie
Kidnapping, séquestration, mort par empoisonnement? Un homme d?affaires de Vacoas raconte avoir été victime d?une machination et avoir aveuglément accepté de s?embarquer dans une affaire qu?il croyait juteuse. Il s?est bien vite rendu compte de son erreur. Il aurait accepté de se mettre en affaire avec un retraité en vue de concrétiser un projet hôtelier sur un terrain appartenant à ce dernier et aurait également recherché, pour ce faire, le partenariat d?un de ces amis, un instituteur. Ainsi a commencé une sombre aventure?
Dans une déposition faite hier au Central Criminal Investigation Department (CCID), la victime présumée, qui est également le directeur d?un hôtel, raconte que le retraité en question lui aurait proposé d?acheter un terrain s?étendant sur deux arpents à Choisy et dont il serait l?unique propriétaire. L?homme lui aurait confié qu?il cherchait un partenaire pour investir dans des transactions immobilières et lui aurait même montré un plan du terrain de même qu?un vieux titre de propriété.
Les éventuels clients se désistent
Intéressé, l?homme d?affaires aurait contacté son ami, un instituteur de Piton. S?ensuivit la décision unanime de monter une société, avec le terrain comme capital. Le notaire Keshav Nuckchady, fut-il convenu, rédigerait les articles de la société, qui serait enregistrée au Registrar of Companies. Le retraité aurait toutefois exigé de l?homme d?affaires et de son ami qu?ils contribuent la somme de Rs 100 000.
L?homme d?affaires aurait, dans un premier temps, fourni la somme de Rs 25 000. L?acte notarié est rédigé et signé le 3 avril 2000. De temps à autre, dira l?homme d?affaires, le retraité venait le voir à son bureau à Port-Louis, lui demandant une aide financière. Aide qu?il dit avoir donnée. Plus tard, l?homme d?affaires ayant dû se rendre à Madagascar, le retraité aurait eu recours au troisième associé : l?instituteur. Et celui-ci lui aurait procuré Rs 35 000.
La décision fut prise par la suite qu?il était temps de réaliser le projet hôtelier qui avait été convenu à la base. Mais la démarche échoue, le retraité ayant changé d?avis. Estimant que beaucoup d?argent avait entre-temps été injecté dans ce projet, l?homme d?affaires dit sa désapprobation : il était impensable d?abandonner.
N?en démordant pas, le retraité aurait promis de rendre l?argent investi dans le projet. Le terrain est alors mis en vente. Mais celle-ci n?est pas conclue : les éventuels acheteurs se désistent parce qu?il ressort que les documents produits sont en fait des faux et que le terrain ne se trouve pas à l?endroit indiqué. Mécontent, l?homme d?affaires fait appel à la Cour suprême et réclame Rs 5 millions de dommages.
Toutefois, dira-t-il, le retraité lui aurait expliqué qu?il n?était pas le seul impliqué dans cette ?escroquerie?. Il lui aurait alors conseillé de tout raconter à la police. Ce que ce dernier n?a pu faire, ayant trouvé la mort après avoir pris un verre qui, selon l?homme d?affaires, lui aurait été fatal. Il n?aurait donc pas pu faire les révélations de malversations de Rs 750 000. Somme qu?il aurait confié avoir partagée avec d?autres personnes.
Etant au courant de toute l?histoire, l?homme d?affaires raconte avoir été séquestré par trois individus et menacé en juillet dernier pour qu?il se taise sur la mort par empoisonnement du retraité. Selon certains renseignements, les trois personnes en question l?auraient emmené à bord d?un 4x4 dans un terrain en friche durant la nuit pour le menacer. Le CCID a ouvert une enquête pour faire la lumière sur ces allégations.
Entre-temps, l?homme d?affaires a réclamé une protection policière et a passé une partie de la nuit de lundi, avec sa famille, au poste de police de Rose-Hill. Cela parce que, dit-il, des personnes louches rôdaient autour de sa maison et qu?il craint pour sa vie et pour celle de sa famille.
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