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Un habitant de la Tour-Koenig allègue avoir été battu par des policiers

27 février 2006, 20:00

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La force policière est une fois de plus montrée du doigt. Louis Joseph Stevenson L?enclume, 33 ans, allègue avoir été brutalisé par des policiers samedi dernier. Il était soupçonné de larceny by finding après avoir trouvé un portable sur la route. La victime s?est rendue hier, accompagnée de son avocat, Me Jean-Claude Bibi, à la Commission des droits de l?homme pour y faire une déposition.

Cet habitant de La Tour-K?nig, qui opère un taxi marron, a pris un couple vers deux heures du matin samedi pour les conduire à Albion. ?Ils sortaient du Casino du Caudan et m?ont approché pour que je les conduise?, explique Stevenson. Le couple lui aurait remis la somme de Rs 250 pour cette course. Quelques instants après l?avoir déposé, le jeune homme aurait eu des problèmes mécaniques qui l?ont forcé à s?arrêter. ?Le moteur avait surchauffé. J?ai dû m?arrêter pour mettre de l?eau avant de me remettre en route?, relate-t-il. Un véhicule de police, qui patrouille dans les environs, s?arrête à sa hauteur et effectue un contrôle de routine. Stevenson explique aux policiers que le véhicule ne lui appartient pas mais qu?il l?a emprunté à un ami.

Après avoir repris la route, il s?arrête de nouveau à Petite-Rivière. Il explique alors avoir vu sur l?asphalte les restes d?un portable et avoir voulu les récupérer. Il assemble le portable, l?essaye avant de réaliser qu?il marche encore.

?J?avais intérêt à coopérer?

?Peu avant 10 heures du matin, je suis allé quitter mes s?urs à leur leçon particulière quand le propriétaire de la voiture m?a appelé?, dit Stevenson. Son interlocuteur lui fait savoir qu?il est chez lui et lui demande de le rejoindre au plus vite. Sur place, Stevenson aperçoit un véhicule de police et des officiers sur la route.

Le jeune homme affirme que ces derniers, en le voyant approcher, le portable à la main, lui demandent où il l?a trouvé. Il leur explique alors sa course de la veille. Les policiers décident alors de procéder à une perquisition mais doivent y renoncer, le domicile de Stevenson étant fermé.

C?est à ce moment, allègue t-il, que les policiers présents l?auraient giflé et insulté. ?L?un d?entre eux a dit que j?avais intérêt à coopérer?, lâche-t-il. Toujours selon ses dires, il aurait été menotté et transporté dans un poste de police où un policer lui aurait infligé des coups avec une règle métallique sur la plante du pied droit avant de lui assener un coup de poing au visage.

Les policiers, a-t-il déclaré à la Commision des droits de l?homme, lui auraient ensuite mis une cagoule de couleur blanche sur la tête avant de l?allonger sur le ventre pour lui assener d?autres coups. ?J?ai par la suite été conduit au poste de police de Barkly, toujours menotté?, explique-t-il, sous les regards affligés de son père et de son jeune frère. Selon sa version des faits, voyant qu?il était mal en point, un sergent sur place aurait refusé qu?il soit incarcéré dans la cellule et aurait affirmé aux policiers qui accompagnaient le suspect qu?il ferait une entrée et qu?il transporterait le suspect à l?hôpital. Ces derniers s?y seraient, selon les dires de Stevenson, alors opposés et seraient repartis avec le suspect.

Les enquêteurs ont entre-temps pu retrouver le propriétaire du portable qui leur a expliqué l?avoir perdu alors qu?il se trouvait dans une boîte de nuit. Il a par ailleurs dit n?avoir jamais vu Stevenson cette nuit-là. Le jeune homme a par la suite été autorisé à rentrer chez lui sans qu?aucune charge ne soit retenue contre lui. ?Ce qu?ils ont fait à mon client est intolérable. Nous n?en resterons pas là?, soutient son homme de loi, Me Jean-Claude Bibi.

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