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Un groupe de jeunes saccage une maison à la cité Richelieu
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Un groupe de jeunes saccage une maison à la cité Richelieu
La cité Richelieu, à Petite-Rivière, a été transformée en champ de bataille. C?était dans la soirée de samedi, lorsqu?un groupe de jeunes de 18 à 20 ans a voulu s?en prendre à Vikram, le gérant d?une boutique. Des projectiles ont été lancés sur sa maison.
Bilan : des panneaux de vitres d?une maison ont volé en éclats. Une voiture qui se trouvait également sur les lieux a été la cible des assaillants. Le pare-brise a été brisé.
Un règlement de comptes serait à l?origine de cet incident. Selon Elliza, son époux Vikram avait, une semaine plus tôt, donné une correction au frère d?un des jeunes. Car ce dernier lui aurait caressé les mains chaque fois qu?il se rendait à la boutique. ?A chaque fois qu?il venait acheter quelque chose chez nous, il me caressait les mains lorsque je le servais. Il ne s?est pas gêné pour le faire devant mon époux.? Vikram aurait rappelé à l?ordre le jeune homme en lui disant qu?il ne permettait pas une telle chose. Mais ce dernier lui aurait répondu : ?Kot to problem la dan ?? Furieux, Vikram l?aurait attrapé par le cou et jeté à l?extérieur de la boutique. Dans sa chute, il s?est blessé à la tête. Sachant qu?il n?avait aucune chance de s?opposer à Vikram, il est parti chercher du renfort. ?Il est revenu quelques minutes plus tard avec un ami. C?est à ce moment-là qu?ils ont agressé mon époux à l?aide de gourdin?, raconte Elliza. Mais elle ignorait que les choses n?allaient pas s?arrêter la.
<B>?Pa bizin per, nou pa pou bat twa?
Samedi vers 21 h 30, Elliza prépare le repas dans la cuisine, à l?arrière de sa boutique. Au même moment, un client se présente à la porte en métal. ?Letan mo al dan la boutik pou servi li, mo truv environ 7 zenes lor sime.? Elliza ne prête pas attention. Elle remet au jeune homme deux bouteilles de bière et deux bouteilles de vin qu?il a commandées. Au même moment, Vikram entre dans la boutique. Un jeune du groupe s?approche de la porte métallique et s?adresse à lui. ?Eh ! To mem ki ti kas latet mo frer?? Vikram sachant que les choses risquent de se détériorer, tente de raisonner l?homme. ?Blie sa. Mo finn bwar inpe mo ousi akoz mo laniverser azordi.? Mais l?homme ne l?entend pas de cette oreille. Il insiste pour avoir une conversation avec Vikram. ?Sorti deor. Nou bizin koz avek twa. Pa bizin per. Nou pa pou batt twa.?
Elliza s?y oppose et fait signe à son époux de ne pas sortir. Soudain, l?un d?entre eux lance à ses camarades : ?Nou pass par la porte derier.?
Elliza se précipite à la cuisine et met le cadenas. Ne pouvant avoir accès à la maison, les malfrats commencent à saccager les fenêtres. C?est la panique. Les deux filles d?Elliza, âgées de deux et huit ans, sont brusquement tirées de leur sommeil par ce vacarme. Pendant ce temps, le groupe s?en prend à la voiture du voisin qui est garée dans la cour. Paul, le père d?Elliza, qui habite la même maison, appelle la police de Petite-Rivière, mais sans succès. ?Le téléphone était constamment occupé?, affirme-t-il. Avant de quitter les lieux, l?un des jeunes lance à Elliza : ?To abitie al kit to zanfan garderi dan site. Letan to pou vini to pou gete ki pou ariv twa.?
Depuis cet incident, le couple vit dans la peur. ?Nous avons passé une nuit blanche et nous n?avons pas ouvert notre commerce aujourd?hui (NdlR : hier). Mes enfants sont traumatisés.? Vikram a porté plainte, hier matin, au poste de police. Une chasse à l?homme a été lancée hier matin, confie un policier.
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