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Un dialogue annoncé entre gouvernement et sucriers
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Un dialogue annoncé entre gouvernement et sucriers
Une rencontre entre les représentants du gouvernement et les sucriers est prévue pour bientôt. ?J?ai aplani le terrain et maintenant ça va bouger à un niveau plus haut pour les pourparlers?, a affirmé hier Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie. Il s?exprimait à la suite d?une réunion avec les travailleurs de Mon-Trésor et de Riche-en-Eau. Le sujet de cette réunion était l?allocation de lopins de terre aux employés de ces usines si elles fermaient dans le processus de la centralisation.
?A l?issue de cette rencontre, j?ai eu un échange d?informations avec les représentants de la MSPA (NdlR : Mauritius Sugar Producers Association). Ce qu?ils veulent, c?est qu?on se mette autour d?une table et que les relevant issues soient discutés?, soutient Arvin Boolell. Jean Li Yuen Fong, directeur de la MSPA, Jacques d?Unienville, directeur de Suds, et Thierry Merven, manager de la propriété Riche-en-Eau, assistaient à la réunion avec les travailleurs.
Le manque de dialogue entre le gouvernement et les sucriers a été décrié par la Plantation House à la suite d?une décision du gouvernement par rapport à la fermeture de trois usines. La centralisation est actuellement un sujet brûlant car l?État a imposé plusieurs conditions, contestées, pour la fermeture des usines de Mon-Loisir, Mon-Trésor et Riche-en-Eau.
Délai au 31 mai
Ces propriétés sucrières avaient soumis des demandes de fermeture qui ont été acceptées. Cet accord ne sera cependant valable que si l?ensemble des sucriers cède entre 1 500 et 2 000 arpents de terres à l?État. De plus, le gouvernement est aussi revenu sur son intention de financer 75 % des coûts associés à la centralisation des opérations de l?industrie. Les sucriers ont jusqu?au jeudi 31 mai pour accepter les conditions du gouvernement. L?accord de l?État pour la fermeture de ces trois usines deviendra caduc si les sucriers ne respectent pas les conditions à la date fixée.
La centralisation est actuellement en suspens car aucun dialogue formel n?a eu lieu entre le gouvernement et les sucriers. Si la rencontre d?hier était destinée aux travailleurs, elle avait aussi pour but de préparer une partie du terrain pour la centralisation. Des lopins de terre seront alloués aux employés de Mon-Trésor et de Riche-en-Eau à la fermeture des usines. Cette allocation fait donc partie des mesures à mettre en place avec la centralisation.
La fermeture des trois usines fait partie intégrante de la réforme sucrière entamée par Maurice. Le bénéfice de l?aide financière fournie par l?Union européenne dépendra de la mise en place de plusieurs mesures. Cette aide comprend une tranche fixe et une tranche variable. Le déboursement du volet variable, qui se chiffre à environ Rs 19 millions, dépend de la mise à exécution de la centralisation. ?Plus de 60 % des mesures d?accompagnement vont hors du Sugar Corporate Sector qui est le plus grand perdant de la réforme?, soutient Jean Li Yuen Fong.
Le ministre de l?Agro-industrie se veut rassurant par rapport au développement d?un dialogue entre sucriers et gouvernement. ?Je pense que le climat est propice et qu?il y a la volonté de toutes parts. Il y aura du tug and pull mais c?est tout à fait normal. Il y a beaucoup d?issues mais ce ne sont pas des stumbling blocks?, soutient-il.
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