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Un champion chez les mécanos

20 octobre 2003, 20:00

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Dominique Surnois n?a pas la grosse tête. Médaillé d?or en volley-ball aux derniers jeux des îles de l?océan Indien, il a décidé de prendre la porte de sortie pour les compétitions internationales.

Il lui a suffi de très peu de temps pour retourner à son train-train quotidien, à sa longue journée de travail avec ses amis mécanos au garage de la sucrerie de Mon-Désert-Alma.

Agé de 33 ans et père de deux enfants, le champion de volley-ball a désormais d?autres priorités. Il lorgne déjà une carrière de coach. ?Je veux aider les jeunes de la région. Ils manquent l?encadrement nécessaire. Nous avons besoin d?un bon terrain de volley-ball à Saint-Pierre. Il doit aussi être doté de points de lumière pour permettre des rencontres nocturnes. Je suis attristé de constater qu?il n?y a pas assez de soutien et que les athlètes ont toujours besoin de sponsors. C?est la raison pour laquelle il n?y a pas beaucoup de volleyeurs professionnels?.

En attendant, le libéro joue aussi au sein du Volley-ball Club de Quatre-Bornes. Mais il ne participera qu?à des rencontres au niveau national.

Médaillé d?or

Il regrette que les athlètes de Maurice ne bénéficient toujours pas des mêmes facilités que ceux de l?étranger pour devenir de vrais professionnels. ?Un athlète a besoin de vivre de son métier. Il n?est pas facile d?avoir un emploi comme tout le monde et d?être athlète professionnel en même temps. Il faut faire des sacrifices énormes pour réussir?.

Dominique a des souvenirs pleins la tête sur ses débuts dans le monde sportif. Tout commence en 1985 au collège Sir Leckraj Teeluck. ?J?y jouais au départ du foot. Mais c?est sur la propriété de Mon-Désert-Alma que je me suis entraîné au volley-ball pendant douze ans?.

En 1987, Dominique est sélectionné pour les Jeux des jeunes à la Réunion. Il y obtient même la médaille d?or du meilleur passeur.

Depuis treize ans, Dominique travaille au garage de la sucrerie. Celle-ci l?a même parrainé pour une formation de quatre ans comme mécanicien automobile. Son plus grand souvenir des JIOI: l?exploit de battre l?équipe favorite, La Réunion (3-2). ?C?était l?électrochoc. Quand nous avons disposé de La Réunion, j?étais confiant que nous allions battre Madagascar?.

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