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Un centre spécialisé pour toxicomanes
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Un centre spécialisé pour toxicomanes
La prolifération du sida inquiète. D?une période allant de 1987 à 2003, 617 personnes infectées incluant 94 étrangers ont été enregistrées. Lors de l?ouverture officielle d?un colloque scientifique sur le sida à l?hôtel le Coco Beach hier, le Premier ministre a rappelé que même si le taux de sida est faible dans le pays, il y a toujours un risque d?épidémie.
?Nous devons, nous, continuer à soutenir les personnes atteintes dans la vie professionnelle, affective et professionnelle. Je pense aux toxicomanes dans le milieu carcéral pour lesquels nous prévoyons de construire un établissement spécialisé?, a affirmé le Premier ministre. Il est reconnu toutefois que la prévalence du VIH-SIDA est faible à Maurice, comme dans les pays membres de la Commission de l?océan Indien (COI). Les pays membres ont ainsi organisé ce colloque, qui s?achève demain, afin de dégager des stratégies à venir pour maintenir cette situation. Les pays-membres de la COI veulent ainsi rester vigilants afin de d?éviter tout désastre causé par cette pandémie car les chiffres sont éloquents.
Il y a seize ans, le mode de transmission se situait principalement du côté des hétérosexuels avec un taux de 64 %. Cependant, les toxicomanes ont pris la tête avec 51 % en 2002, contre 35 % chez les hétérosexuels.
Dans le monde, dix personnes sont infectées par le virus du Sida chaque minute. Rien qu?en 2002, 3,1 millions de personnes en sont mortes. En Afrique Sub-saharienne, il y actuellement 29,5 millions d?adultes qui vivent avec le Sida.
Ritter : ?La situation est chaud-chaud?
L?amélioration de l?insertion sociale et la qualité de vie des malades et un impératif d?autant plus important car la maladie a pris un tour chronique. Elle concerne des groupes souvent en difficulté économique et sociale, a expliqué le Premier ministre, hier.
Ce dernier a profité de l?occasion pour annoncer qu?il préside en ce moment un comité sur le sida dans les prisons. Il a ajouté que l?association PILS aura sa place dans ce comité en temps et lieu car la situation est ?chaud, chaud actuellement?. Quelques minutes plus tôt, Nicolas Ritter de PILS avait pris la parole pour exprimer ?sa profonde déception? de ne pas pouvoir participer à ce comité.
Le ministre de la Santé, Ashok Jugnauth, a soutenu, pour sa part, qu?il est souhaitable qu?il y ait une législation appropriée pour protéger les personnes infectées et les personnes non infectées. ?Je saisis cette occasion pour remercier le Système des Nations unies pour avoir agréé à la demande de mon ministère de financer les services d?un consultant légiste pour la formulation d?une loi-cadre?, déclare le ministre de la Santé, Ashok Jugnauth.
Il est à noter que Madagascar, les Comores, les Seychelles, et la Réunion participent également à ce colloque. Le secrétaire général de la COI, Wilfrid Bertile, et Rose Gakuba, représentante de la Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Maurice, étaient également présents.
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