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Un caissier de la NTA accusé d?avoir réclamé Rs 500 pour un certificat de ?fitness?

20 janvier 2004, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

LA NATIONAL Transport Authority (NTA) était depuis longtemps dans le collimateur des enquêteurs de l?Independent Commission against Corruption (Icac). Certaines allégations faites à la commission mentionnaient des pots-de-vin réclamés pour l?obtention des certificats de contrôle technique.

Une première tête est tombée hier. Mohammad Salim Barahim, caissier au centre de contrôle de la NTA de Forest Side, a été inculpé provisoirement par l?Icac de corruption (bribery) selon l?article 4 (1) (a) du Prevention of Corruption Act 2002.

Il est accusé par un habitant de Grand-Port de lui avoir soutiré Rs 500 contre la délivrance d?une copie d?un certificat de contrôle technique (fitness certificate). Interrogé par les enquêteurs de l?Icac, l?accusé a nié en bloc les allégations portées contre lui.

Le délit remonterait au 30 décembre 2003. La présumée victime se serait rendue au centre de Forest Side pour obtenir la copie du certificat de contrôle technique de son véhicule. L?accusé lui aurait fait comprendre qu?il lui fallait débourser Rs 500 pour un tel document.

Valable un an

Contre paiement de la somme exigée, le caissier aurait remis à l?habitant du Sud un certificat de contrôle technique valable pour un an : du 30 décembre 2003 au 29 décembre 2004. La victime affirme dans sa déposition à l?Icac que le reçu qui lui a été remis ne mentionnait qu?un montant de Rs 50. Les enquêteurs de l?Icac ont interrogé les responsables de la NTA sur les procédures à suivre pour obtenir un tel certificat.

Le propriétaire du véhicule devait consigner une déposition au poste de police de sa localité et en produire des extraits à la NTA. Ces procédures n?auraient pas été suivies par l?habitant de Grand-Port. A la NTA, on affirme aussi que le caissier n?était pas habilité à émettre la copie d?un certificat de contrôle technique.

Le caissier, maintenu en détention, comparaîtra en cour de Curepipe bientôt. Il sera fixé sur sa remise en liberté provisoire en attendant la fin de l?enquête de l?Icac.

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