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Un bureau local au service du « client »

10 février 2008, 00:00

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«C?est très important de se rapprocher de nos clients. » C?est ainsi que Constan-tine Chikosi, le représentant de la Banque mondiale (BM), explique la démarche de cette institution internationale d?ouvrir un bureau local. Ce dernier, situé à Port-Louis, sera officiellement inauguré par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, mardi prochain. « C?est un signe que Maurice bénéficie d?une crédibilité sans précédent sur le plan international. En un an à peine, l?Agence française de développement (AFD) et la BM se sont implantées ici. Ce n?est pas anodin », estime Rama Sithanen, le ministre des Finances.

Au-delà des symboles toutefois, l?ouverture d?un bureau local de la BM obéit à des objectifs concrets et précis. « Il faut voir dans cette implantation, l?engagement de la BM à soutenir Maurice dans son développement économique et social », précise Rama Sithanen. En effet, si la BM se rapproche de Maurice, c?est pour aider plus efficacement et rapidement le pays.

« Nous voulons répondre aux besoins et aux demandes du gouvernement dans un temps plus court. Et en évitant que tout remonte à chaque fois à Washington pour que les dossiers puissent avancer », affirme, quant à lui, Constantine Chikosi.

Meilleure connaissance du terrain

Selon Rama Sithanen, la BM aura désormais une « meilleure connaissance de la réalité du terrain », et surtout, participera plus étroitement à l?élaboration des stratégies de développement et de programme d?aides avec les différents ministères qui comptent sur un apport technique ou financier de la BM. « Il y a des secteurs, comme celui de l?éducation par exemple, où la Banque mondiale va pouvoir communiquer directement et de manière permanente avec le ministère concerné. Cela ne pourra que faire avancer plus rapidement les projets dans ce domaine à Maurice. »

Le fait que chaque ministère puisse désormais maintenir une ligne de communication directe avec le bureau local de la BM est jugé très important. À l?hôtel du gouvernement, on estime ainsi que plusieurs ministères seront responsabilisés et s?approprieront davantage les projets tombant sous leur tutelle, alors que souvent jusqu?ici, le suivi des dossiers devait le plus souvent être partagé, et même parfois délégué, au ministère des Finances.

Avec l?implantation de la BM, Rama Sithanen espère également que Maurice sera incluse dans un plus grand nombre d?études compilées par cette institution. Doing Business, où Maurice figure d?ailleurs à une bonne place, est l?un des classements connus de la BM. Mais il en existe d?autres, auxquels Maurice ne participait pas jusqu?ici, faute d?une permanence de la BM sur le terrain. « Nous serons en mesure de participer à ces études, et de nous en servir comme un outil de comparaison avec d?autres économies », se félicite Rama Sithanen.

La BM elle-même trouve des avantages à s?implanter dans le pays. En effet, la plupart des bailleurs de fonds internationaux utilisent des grilles d?analyse et de performance communes pour déterminer les aides qu?elles donnent aux pays en développement.

Financer le plan de réforme

« Être ici nous permet de travailler plus étroitement avec d?autres bailleurs de fonds importants pour Maurice comme la délégation locale de la Commission européenne ou encore l?AFD. Cela ne peut que nous permettre d?abattre un meilleur travail et d?aider plus efficacement Maurice », confie Constantine Chikosi.

Au-delà des assistances techniques, la BM aide financièrement Maurice, et ce, à travers un Country Strategy Part-nership, élaboré en collaboration avec le gouvernement et l?Union européenne. La principale aide financière que la BM a mise à la disposition de Maurice récemment est le Development Policy Loan de Rs 900 millions ($ 30 millions). Cette aide, versée directement au gouvernement, finance en partie le plan de réforme économique dans le domaine du commerce et de l?amélioration du climat des affaires. Précédemment, l?agence a également décaissé plus de Rs 350 millions ($ 12,4 millions) pour le financement d?infrastructures pour le tout-à-l?égout.

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