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Un budget pour l’emploi
Il l’avait annoncé, il l’a fait. Le ministre des Finances, Rama Sithanen, a dévoilé hier un vaste plan de réforme visant à sortir le pays du marasme économique et à créer des emplois.
Quitte à être taxé de «capitaliste» par les syndicats, le ministre des Finances a remis l’économie au cœur des préoccupations du budget. Pas seulement dans le discours mais aussi et surtout dans les mesures audacieuses et courageuses annoncées.
La bureaucratie sera balayée, dit-il, afin de permettre à une nouvelle entreprise d’être opérationnelle en trois jours et non plus après deux ans de galère dans les couloirs des diverses administrations.
Maurice s’ouvre aussi non seulement aux capitaux mais également aux compétences étrangères. Les lois sur les permis de résidence seront amendées.
Réforme de l’impôt
Au grand dam des syndicalistes, outre l’introduction du National Wages Council, le ministre promet une révision des lois du travail pour plus de flexibilité, une condition essentielle à la création d’emplois.
Les petites et moyennes entreprises n’ont pas été oubliées. Le gouvernement les prend quasiment par la main, de la conception du projet jusqu’à la maturité de l’entreprise.
Rama Sithanen annoncé également des mesures strictes de contrôle de dépenses et de lutte contre le gaspillage dans la fonction publique et les corps parapublics. C’est à ce prix qu’il se permet de ne pas augmenter la taxe sur la valeur ajoutée malgré une réforme de l’impôt qui fera que quelque 40 000 contribuables ne paieront plus l’income tax.
En ce faisant, le ministre des Finances remet de l’argent dans les poches des contribuables, ce qui ne manquera pas d’alimenter la consommation qui est favorisée par une nouvelle vague de baisse ou d’élimination de droits de douane sur une série de produits.
Le ministre des Finances amorce également une rationalisation des aides sociales afin de pouvoir mieux aider les plus démunis. Les subsides sur le riz et la farine sont abolis mais les aides financières aux plus démunis augmentent.
Au niveau de la pension, le ministre des Finances initie une courageuse réforme qui vise à reporter l’âge de la retraite à 65 ans en 2018.
Le secteur privé apprécie. Les syndicalistes boudent pour la forme mais apprécient intérieurement la baisse des impôts.
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