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Un 2e Twin Otter pour Saint-Brandon et Agaléga
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Un 2e Twin Otter pour Saint-Brandon et Agaléga
Air Mauritius est fière de l’acquisition et de la réception de son second Twin Otter. Elle prévoit que, grâce à cet appareil, le nombre de passagers transportés par ses soins, pourrait passer de 28 000 en 1978 à 52 000 en 1980. Elle prévoit des liaisons aériennes avec Saint-Brandon et Agaléga dès que ces îles lointaines seront dotées de pistes d’atterrissage dignes de ce nom. Si le nombre de passagers transportés dans les années 1980 paraît aujourd’hui ridicule, on attend toujours la réalisation de la promesse de liaisons aériennes régulières avec Saint-Brandon et Agaléga. Nous Mauriciens ne pouvons toujours pas nous rendre sur ces îles-confettis faisant partie de notre territoire, au même titre que les Chagos.
Saint-Brandon fait d’ailleurs la une de l’actualité avec la publication d’un rapport de S.H. la magistrate V. Narayen concernant la mort de Gérard Augustin sur cette île. L’express titre d’ailleurs sur le mystère entourant toujours ce décès. Mme Narayen se déclare pas convaincue par des témoignages soumis lors de l’enquête préliminaire. Celui de l’état de santé du défunt avant son trépas apparaît fabriqué de toutes pièces. Elle émet des doutes sur le prétendu mauvais fonctionnement de la chambre froide du bateau de pêche Talbot II à Saint-Brandon. Quelques personnes seulement étaient au courant de cette panne. L’autopsie du cadavre n’élucide aucune énigme. Certains témoins ont été autorisés à quitter Maurice au moment où débutait l’enquête préliminaire. Elle parle à ce propos de “mockery of the justice”. Les frères Talbot ont fait piètre figure lors de l’enquête préliminaire. Gérard Augustin a été trouvé mort à St-Brandon lors d’une campagne de pêche et il fut inhumé sur l’île. Sa veuve obtint l’exhumation et l’autopsie de son cadavre.
Avec cette enquête préliminaire, nous abordons le chapitre portuaire où la situation empire au point que les docks se retrouvent engorgés de sacs de sucre et que les pessimistes prévoient une récolte de la canne à sucre pouvant s’étendre jusqu’à… février 1980. Les employeurs du port refusent de participer à des tripartites où ils auront à négocier avec le gouvernement mais aussi avec trois délégués syndicaux, dont Mario Flore et Gaëtan Pillay, licenciés à la suite des grèves d’août 1979.
La situation ne s’améliore pas pour le négociateur-syndicaliste Paul Bérenger, vivant pourtant ses derniers jours dans le monde des relations industrielles. Une nouvelle manifestation devant sa maison aux Quatre-Bornes, projetée par les partisans de Beniparsad est interceptée sur la route Saint-Jean, La Louise, par la police. Celle-ci se trouve bientôt au milieu d’un affrontement opposant partisans de Bérenger et de Beniparsad.
Plus grave encore pour Bérenger et pour la GWF, le syndicat des employés du CEB menace de plier bagages et de prendre ses distances. Il est en quête d’un local à Rose Hill. Le litige remonte aussi loin que 1970. Les travailleurs syndiqués réclamaient alors Jooneed Jeeroobarkhan pour négociateur. Ce dernier émit des réserves au nom de certains principes. Ce poste revint ensuite à Bérenger. Cela déplut à Jeeroobarkhan qui devait quitter Maurice quelque temps après. Les employés du CEB se plaignent que la GWF leur demande de se mettre en grève pour témoigner leur solidarité à un syndicat, la SILU, qui n’est même pas affilié à la fédération syndicale mauve. Affaire à suivre et de près.
Et pendant ce temps, Ringadoo rentre de Belgrade prêchant d’autant plus la nécessité d’une discipline économique qu’une mission de la Banque mondiale est attendue à la mi-octobre 1979. Il y a de la dévaluation de la roupie dans l’air mais les Mauriciens ne se doutent de rien. Ringo rentre de Malte et de Belgrade où il a participé aux grands-messes annuelles des ministres des Finances du Commonwealth, de la Banque mondiale et du FMI. Il réserve ses secrets pour le conseil des ministres. Il fait toutefois allusion à la masse d’argent considérable en circulation, ce qui représente un risque d’inflation. Il y a trop d’importations. Pas question de confisquer l’argent des citoyens mais il faut éponger le Black Money. Tant pis pour ceux qui ne comprennent pas.
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