Publicité
Tulsi ittoo-sumboo l?esthétique dans la peau
Par
Partager cet article
Tulsi ittoo-sumboo l?esthétique dans la peau
Si vous voulez essayer les toutes dernières techniques de beauté, c?est chez Beauty Spot, à La Louise, que vous pouvez les trouver. Car en sus d?écumer les salons de beauté et d?esthétique les plus côtés à l?étranger, Tulsi Ittoo-Sumboo y réactualise annuellement ses connaissances pour rester au fait des innovations esthétiques et techniques. Et dire que cette passionnée aurait pu passer à côté de sa vocation.
En effet, orpheline de père, Tulsi est élevée par son oncle et sa mère. La famille est aisée mais orthodoxe. On la laisse coudre des robes pour ses poupées mais à l?adolescence, elle ne peut même pas s?épiler les sourcils.
Bien qu?elle fréquente le Couvent de Lorette de Rose-Hill et qu?elle est douée pour les langues, la famille souhaite qu?elle étudie les sciences car on la voit plus tard médecin. Pour ne pas déplaire, Tulsi obéit. Elle n?ose pas formuler son désir d?aller étudier au Canada en raison du traditionalisme familial. C?est ainsi qu?à l?issue de ses études secondaires, elle est catapultée au prestigieux Ferguson College de Pune dans l?Etat du Maharastra en Inde pour suivre des cours préparatoires menant à la médecine.
Tulsi, qui a grandi sécurisée dans une bulle ouatée, a du mal à s?adapter à son nouvel environnement. Et puis, elle est encore trop jeune ? elle n?a que 17 ans ? pour savoir si elle sera ou pas l?émule de Marie Curie! Elle apprécie certes la biologie mais c?est tout. Au bout d?un an, elle décide d?envoyer balader les cours et sans rien dire, elle se fait admettre au K.C College de Bombay où elle étudie en vue de décrocher un Bachelor of Science en Botanique. Tulsi, qui est curieuse de tout, meuble ses vacances en suivant une multitude de cours allant de la maîtrise des techniques du bonsaï à la décoration intérieure, de l?ikebana, qui est l?art floral japonais, au maquillage.
Ce dernier art l?attirant énormément, elle décide de s?orienter vers l?esthétique, suivant, en parallèle à ses cours, d?autres cours menant à un diplôme d?esthétique de niveau avancé. Au bout de cinq ans, elle est en mesure de rentrer au pays en tant qu?esthéticienne qualifiée. Le hic, c?est qu?ici c?est la récession économique. Les emplois sont rares, plus encore pour les femmes. Tulsi, qui s?est dégourdie en Inde, décide d?essayer de se lancer dans le business. S?approvisionnant de produits cosmétiques fabriqués localement sous franchise, elle débarque à Madagascar pour les revendre. Ce qui est fait en une journée et à prix d?or!
De retour à Maurice, elle décide de repartir en Inde pour six mois se perfectionner en cosmétologie à base de plantes et en coiffure. Dès qu?elle refoule le sol mauricien, sa décision est prise. Elle sera esthéticienne et réquisitionne une des maisons parentales à La Louise, la transformant en salon d?esthétique qu?elle nomme Beauty Spot, sobriquet dont ses amis indiens l?affublaient.
Comble de malchance, elle est cambriolée à la veille de l?ouverture du salon! Ce qui la sauve, ce sont ses connaissances en botanique et en cosmétologie. Elle fabrique ses propres masques à base de fruits frais. Et pour palier à l?absence d?équipements, elle met l?accent sur ses massages. Ce qui ravit ses premiers clients.
Tulsi se fait rapidement une clientèle qu?elle sait fidéliser. Elle se marie et quelques mois après l?accouchement de son fils Rohann, elle part se spécialiser en esthétique en Europe afin d?offrir un plus aux Mauriciennes qu?elle souhaite toujours belles et bien mises. A l?école Jean Pierre Fleurimont à Paris, France, elle suit les cours de styliste en beauté et en soins du visage. Elle prend ensuite un autre cours de culture d?esthétique au London School of Beauty Culture, en Grande Bretagne. C?est aussi là qu?elle assiste à son premier salon d?esthétique et développe des contacts importants dans le milieu.
Cours de formation onéreux
A son retour, elle relance Beauty Spot, récupère ses clientes. Sa grande force est de ne jamais déléguer. «Je me fais aider certes dans les préparations mais c?est moi qui prodigue les soins. J?y tiens». Tulsi n?aime pas stagner. Abonnée aux magazines européens, elle réalise que le maquillage permanent fait un tabac en Europe. Les cours de formation y étant onéreux, elle va se spécialiser dans les pays du sud-est asiatique.
La Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) cherche une maquilleuse pour ses présentateurs. Tulsi postule pour la forme et sa candidature est retenue. Les journalistes de la presse écrite remarquent le changement et c?est le début de la médiatisation pour Tulsi. A travers la MBC, elle maquille les personnalités et les hommes politiques de tous bords pendant des années. Elle est également très sollicitée pour s?occuper des participantes à divers concours de beauté. Et à chaque fois, Tulsi répond présente.
Elle est à la base de la vulgarisation du maquillage permanent, de l?aromathérapie, de la décoloration des poils, des techniques d?extension des ongles et des cheveux, des massages traditionnels indiens, chinois et thaïlandais, de la réparation des lobes d?oreilles déchirés ou encore de l?électrolyse, l?épilation définitive de poils inesthétiques par électricité.
Tulsi ne fait pas que répliquer ce qu?elle a appris. Elle fabrique aussi un produit, une cire à épiler jetable, Bee Smooth, qui a aussi sa version pour les peaux sensibles. Produit très apprécié des pharmaciens et de ses cons?urs. Tulsi est appelée à siéger sur le registration panel de la Mauritius Qualifications Authority pour la beauté et la coiffure. Elle y est encore.
N?étant pas jalouse de ses secrets de beauté, elle fonde au début des années 90, l?Association of Women Beauty Therapists and Hairdressers qu?elle préside. Parmi ses 90 membres, personne n?a voulu prendre le relais à la présidence. Si bien que l?association tourne aujourd?hui au ralenti.
Atténuer le stress
Parmi les techniques nouvelles que Tulsi a ramenées dans ses bagages, il y a la bougie aromatique pour l?oreille. Après un massage et un drainage lymphatique de l?oreille, elle fait brûler une bougie aromatique creuse qu?elle place ensuite dans le conduit auditif. La fumée qui s?en dégage aspire les toxines et atténue le stress quotidien sur cet organe.
Elle pratique aussi la micro abrasion de l?épiderme à l?aide d?un aspirateur fonctionnant avec des micro-cristaux médicaux. Technique qui débarrasse la peau de ses impuretés, atténue les taches de pigmentation, éclaircit le teint et affine l?épiderme. La même opération se pratique sur le dos.
Réticente au départ à utiliser le laser car déconseillé par les spécialistes sur les peaux basanées, Tulsi découvre, lors d?une de ses récentes participations à un salon d?esthétique, deux nouvelles thérapies au laser. La première est destinée à effacer les tatouages indésirables. Les trois quarts du temps, deux sessions suffisent. La seconde, qu?elle introduira à la mi-septembre, est l?épilation définitive au laser. Pour cela, elle travaillera en collaboration avec un médecin.
Appelée à dire pourquoi elle se démène autant pour rester à niveau alors qu?elle aurait pu rouler son affaire tranquillement, Tulsi réplique: «Mon désir le plus cher est de tout mettre en ?uvre pour retarder le vieillissement et embellir la femme.» Cela coule de source, non?
Publicité
Publicité
Les plus récents