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Trois questions au Dr Kurt Barnes, psychologue

8 novembre 2003, 20:00

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Pourquoi consulte-t-on un gynécologue et pas un autre ?

Dès que deux personnes sont en jeu, nous tombons peu à peu dans le domaine du transfert et du contre-transfert. La patiente transfère ses pensées, ses espoirs, ses succès ou ses frustrations sur son médecin. Elle va donc choisir son praticien avec soin. Pourquoi celui-ci et pas celui-là ? On a tous des archétypes dans notre inconscient. C?est notre vécu qui va déterminer nos choix. Quand quelqu?un vous dit « li pas alle are moi », il n?y a souvent pas de raison logique à cela. La réponse se trouve dans l?inconscient, dans cette dimension irrationnelle qui fait partie de notre psyché. Peut-être que certaines femmes iront systématiquement et sans s?en rendre compte, vers des gynécologues qui ont plus l?air d?un papa. D?autres seront plus à l?aise avec des jeunes premiers. C?est une question d?appréciation personnelle.

Êtes-vous de ceux qui croient que les femmes préfèrent les gynécologues masculins ?

Aujourd?hui les femmes ont plus de choix parce qu?il y a des femmes gynécologues. La plupart des patientes préfèrent avoir affaire au sexe opposé. C?est l?aspect non-conventionnel qui prime dans ce cas-là. Il semble alors plus naturel de se faire examiner de cette façon. Faites par exemple une enquête auprès des hommes. Demandez-leur s?ils voudraient avoir affaire à un ou une andrologue ? Ils sont nombreux à refuser d?être touchés par un autre homme, même s?il s?agit d?un acte médical.

Des femmes qui se sentent attirées par leurs gynécologues, ça existe ?

Selon un sondage qui a été réalisé en France, 58 % des professionnels seraient abusés par leurs patients. Pris par leurs problèmes personnels, les patients peuvent mal interpréter l?intérêt que leur porte leur médecin. Il arrive qu?un patient puisse confondre l?acte clinique et l?acte affectif. On entre à ce moment-là dans une dimension irrationnelle. Certaines femmes, par exemple, n?aiment pas être examinées devant leur mari. Elles ne tiennent pas à associer le contact médical avec ce qu?elles vivent dans l?intimité avec leur mari. De plus, le mari lui-même peut être traumatisé de voir sa femme dans une telle situation. En résumé, il y a autant de réactions que d?individus.

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