Publicité
Tremblement de terre !
Gérard Houllier a probablement utilisé son dernier joker jeudi. Son avant-dernier si l?on tient compte du fait qu?une quatrième place en championnat constitue encore, pour certains supporters de Liverpool, un objectif décent.
A l?heure des premiers bilans, c?est en tout cas le grand frisson. En championnat, les Reds sont à 28 points d?Arsenal. En FA Cup, ils ont été éliminés dès les huitièmes de finale par le petit poucet Portsmouth. Et ne parlons même pas de la Coupe de la Ligue où Bolton a d?entrée sonné le glas de Liverpool.
Restait donc la Coupe de l?UEFA qui devait servir de planche de salut à Gérard Houllier et à ses troupes. Encore que, dans un tableau qui comportait des équipes aux noms imprononçables - Genclerberligi, Valerengen, Levski Sofia, Avenir Beggen et j?en passe - il n?y a pas forcément de la place pour pavoiser.
Hélas, Liverpool n?a même pas été à la hauteur de cette C3. A peine le navire a-t-il quitté le port qu?il a sombré? Jeudi, dans un Vélodrome des grands jours, Liverpool n?a pas résisté à la modeste charge marseillaise. Deux buts à un, 3-2 au combiné? Les jeux sont faits, Liverpool n?a plus rien à espérer de sa pitoyable saison 2004.
Certes, et puisqu?il convient d?être objectif jusqu?au bout, on peut attribuer à Liverpool des circonstances atténuantes... Quelques occasions manquées de part et d?autre qui auraient sans doute changé la physionomie du match, un penalty suffisamment sévère pour nourrir quelques colères et un carton rouge qui ne l?était pas? Hélas, on ne refait pas un match de football. Aux yeux de l?arbitre et d?une majorité de téléspectateurs, Biscan a fait faute sur Marlet à l?intérieur de la surface. Et s?il y a faute, c?est qu?il y a penalty. Voilà comment Drogba a égalisé juste avant la pause pour remettre l?OM en course? Voilà comment Emile Heskey, pour une fois buteur, a ouvert le score pour pas grand chose... Voilà comment Danny Murphy, qui s?était procuré une balle de 2-0 à la 24e, peut aujourd?hui maudire tous les dieux de la terre? Voilà finalement comment Marseille s?est refait un moral à un moment psychologiquement propice, ce qui lui a même permis, à la reprise, de marquer un deuxième but, magnifique celui-là, signé Abdouleye Meité, d?une puissante reprise de la tête.
Comme il fallait s?y attendre, et fidèle à son habitude, Gérard Houllier a trouvé des excuses, des parades. Lâches et indignes. « Le penalty ? C?était une mauvaise décision. S?il y a faute, elle a été commise en dehors de la surface de réparation? », a-t-il dit lors de la conférence de presse d?après match au micro de L?Equipe TV. En réalité, pouvait-on s?attendre à mieux de Gérard Houllier ?
Publicité
Publicité
Les plus récents