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Tout-à-l?égout: fonds de la BEI inutilisés
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Tout-à-l?égout: fonds de la BEI inutilisés
Il n?y a pas que le dossier sucre qui fait grincer des dents chez les bailleurs de fonds. La Banque européenne d?investissement (BEI), un des premiers partenaires du développement de Maurice, se montre très nerveuse. Le projet tout-à-l?égout des Plaines-Wilhems, pour lequel elle est le principal financier, n?avance pas.
Le contrat de financement (pour 35 millions d?euros, soit Rs 1,5 milliard) a été signé en 2001. «Nous sommes en 2007, et nous n?avons pas déboursé un seul euro», déplore Jean-Louis Biancarelli, directeur-général des opérations de la BEI hors de l?Union européenne (UE).
Les menaces sont à peines voilées. Il rappelle que l?institution a récemment fait annuler un financement destiné à l?extension de l?aéroport. Ce projet, avec un prêt de 17 millions d?euros (environ Rs 735 millions au taux de change actuel), avait accusé de gros retards. Cependant, «à la différence de notre expérience avec le projet aéroportuaire, nous constatons depuis quelque temps une volonté de faire progresser le dossier du tout-à-l?égout», dit Jean-Louis Biancarelli.
L?aéroport et l?assainissement des eaux usées sont les deux points noirs au bilan de la coopération entre Maurice et la BEI qui a soutenu 22 projets (privés et publics) depuis 1982, dont plusieurs à un taux d?intérêt bonifié.
L?organisme a déjà apporté son appui au secteur de l?énergie: il a financé la Centrale thermique de Belle-Vue. Il est prêt à s?engager dans d?autres projets similaires avec des solutions financières appropriées en termes de coût et de durée. «Nous sommes les seuls au monde capables de prêter jusqu?à 30 ans», fait savoir Jean-Louis Biancarelli.
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