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Tourist Arrival Fee : Le projet revu
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Tourist Arrival Fee : Le projet revu
L?éventualité qu?une Tourist Arrival Fee soit imposée aux touristes visitant le pays avait poussé les opérateurs du secteur, dont la compagnie nationale d?aviation, à se récrier. Le gouvernement, aujourd?hui, semble s?en désintéresser, privilégiant un prélèvement imposable à tous ceux, indistinctement, qui empruntent la voie des airs.
Aucune décision n?a toutefois été prise quant au mode de prélèvement. Plusieurs solutions sont évoquées au niveau ministériel. La première consisterait à augmenter la taxe d?aéroport, de Rs 500 aujourd?hui à Rs 800, somme dont s?acquitterait tout voyageur, sans distinction aucune. La question a été soulevée la semaine dernière lors de la seconde réunion sur la promotion touristique, à laquelle assistaient tous les opérateurs du secteur.
La seconde solution aurait trait à l?introduction d?une vignette. Celle-ci devrait être au menu de la réunion sur la promotion touristique qui se tiendra lundi. Si cette alternative était retenue, la vignette coûterait environ Rs 500 à toute personne s?apprêtant à quitter le pays et devrait être appliquée au billet d?avion avant le départ. Ainsi, un voyageur se présentant sans la vignette ne serait pas autorisée à quitter le sol mauricien.
Ces deux options pourraient permettre au gouvernement de collecter davantage de fonds que la taxe touristique ? pour rappel, cette taxe d?arrivée devait être de 20 euros (environ Rs 650). Dans la foulée, l?enveloppe consacrée à la promotion de Maurice à l?étranger pourrait être épaissie. Une partie de la somme prélevée, grâce à la taxe touristique, devait en effet assurer le marketing de Maurice et surtout donner de l?impulsion à la stratégie de relance de ce secteur stagnant.
Mesures impopulaires
Cette taxe proposée par le vice-Premier ministre et ministre des Finances Pravind Jugnauth lors du budget présenté le 11 juin dernier, n?était pas vue d?un bon ?il par le secteur. Certains estimaient qu?il était inutile d?infliger des coûts supplémentaires aux touristes, Maurice étant une destination déjà suffisamment chère et le secteur suffisamment taxé. On compte en effet l?Environment Tax, la Hotel and Restaurant Tax et l?Air Service Charge (taxe d?aéroport) de Rs 500 payable au départ. L?augmentation du prix du billet d?avion à la suite de la hausse du pétrole est un souci supplémentaire.
Autre source de contrariété : le prélèvement de la taxe posait de nombreux problèmes pratiques puisque le système informatique d?Air Mauritius n?était pas adapté à cela. Le procédé devait donc se faire manuellement. Mais ce n?est pas le seul grief d?Air Mauritius, qui s?efforce d?empêcher que cette taxe ne devienne réalité.
« Nous ne voulons pas de cette taxe parce que ce n?est pas bon pour notre image. Si l?on gonfle davantage le prix des tickets, les voyageurs vont croire que c?est Air Mauritius qui est cher parce que la taxe sera calculée dans le prix du billet », indique un membre de la direction de la compagnie d?aviation nationale. Reste que l?augmentation de la taxe d?aéroport ou l?imposition d?une vignette ne sont certainement pas pour autant des mesures populaires.
<B>Maurice, point de transit </B>
Le transit peut être un créneau porteur pour un secteur touristique en perte de vitesse. Des pays comme Dubayy et Singapour exploitent à fond cette formule. Maurice pense leur emboîter le pas même si elle n?est pas aussi bien située. Dans cet esprit, le Conseil des ministres a approuvé hier l?octroi du droit de transit aux transporteurs désignés de l?Inde et de l?Australie. L?idée est d?encourager les voyageurs sortant de l?Inde pour aller vers l?Afrique australe ou vice versa à faire escale à Maurice. Cette possibilité est déjà évoquée dans un accord bilatéral portant sur l?accès aérien conclu entre l?Inde et l?Afrique du Sud. L?Afrique de l?Est et du Sud comptent une importante diaspora indienne qui devrait rentabiliser une ligne Afrique-Maurice-Inde. Cette possibilité de transit devrait être utile pour vendre la destination Maurice aux Indiens. Une forte délégation secteur privé-public se trouve en Inde dans le cadre d?une campagne de promotion. L?objectif est de booster les arrivées indiennes à un moment où les marchés traditionnels stagnent. Le même calcul s?applique à l?Australie. Ici, c?est l?axe Europe-Australie qu?il est question d?exploiter. Les Australiens transitent actuellement par Singapour ou Kuala Lumpur vers Europe. Singapore Airlines était à un moment intéressée à transiter par Maurice pour aller en Afrique du Sud. Cependant, sa requête n?a pas été agréée à l?époque. Résultat, elle assure aujourd?hui un direct sur cette destination. Selon certains, Singapore Airlines n?aurait pas encore abandonné son idée. L?ouverture du ciel au transit pourrait relancer le concept de ?twinning? de destinations, défendu à un certain moment par l?ex-ministre du Tourisme Nando Bodha alors qu?il présidait la Retosa, organisation pour le tourisme régional. L?idée est permettre au voyageur de faire du safari et du shopping en Afrique avant de venir se dorer sur nos plages.
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