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Tour de France: Alberto Contador domine un duel à armes égales

25 juillet 2010, 20:00

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Tour de France: Alberto Contador domine un duel à armes égales

Il n''''y avait pas grand chose entre Alberto Contador et Andy Schleck mais l''Espagnol a toujours semblé en position de remporter son troisième Tour de France et d''asseoir sa supériorité incontestée dans les grands tours durant trois semaines d''un duel à fleurets mouchetés.

Trente-neuf secondes séparent l''Espagnol du Luxembourgeois après 3.642 kilomètres de course mais Contador avait tout pour gagner, notamment la peur qu''il inspire à Schleck.

Le cadet des Schleck a toujours assuré qu''il lui était possible de battre le leader d''Astana mais c''est comme s''il avait reculé l''échéance en permanence, de peur de devoir exposer son infériorité sur le terrain.

Le Luxembourgeois n''a pas joué le Tour sur trois semaines mais sur une demi-heure, le temps de la montée du Tourmalet, au dernier jour de montagne. Cette stratégie avait l''inconvénient de manquer d''un plan B, car seul le contre-la-montre, à l''avantage de Contador, restait à disputer.

Le duel Contador-Schleck, comme l''an passé, n''a pas donné toute sa mesure. En 2009 parce qu''un monde séparait les deux hommes. En 2010 parce qu''ils étaient trop gentils et pas assez sûrs d''eux.

«Ils ont attaqué sans prendre trop de risques. Personne n''a abattu ses cartes», juge Christophe Moreau qui termine sa carrière par une 22e place à Paris.

Le Tour 2010 s''est gagné à l''économie, comme l''a dit Contador, qui a mis ses secondes et ses cartouches sur un livret A qui ne rapporte pas beaucoup, et surtout pas de victoire d''étape, mais assure l''essentiel: le maillot jaune.

Ce Tour, d''autant plus médiatisé qu''il était le dernier de Lance Armstrong - cette fois, c''est promis -, s''est aussi joué dans la communication.

Contador n''a jamais confié ses doutes, ses allergies, ses mauvais jours.

«Cette année, il y a eu des moments où je n''étais vraiment pas bien. J''ai eu des mauvais jours mais je ne vous dirai pas lesquels», avait-il dit samedi, une fois le maillot jaune assuré.

 

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