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Tony Blair au Soudan pour faire pression sur le Darfour

6 octobre 2004, 20:00

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Le Premier ministre britannique, Tony Blair, est arrivé hier à Khartoum, où il doit lors d?une brève visite rencontrer les dirigeants soudanais afin de les presser de prendre des mesures pour faire cesser les violences dans la province du Darfour.

?Il y a beaucoup de souffrances humaines qui pourraient et devraient être évitées?, avait déclaré le porte-parole du chef du gouvernement alors que celui-ci s?apprêtait à quitter Londres.

Blair, premier chef de gouvernement britannique à se rendre au Soudan depuis l?indépendance de cette ancienne colonie britannique en 1956, a été accueilli par le ministre soudanais des Affaires étrangères, Moustafa Osman Ismaïl.

Au cours d?une halte de cinq heures dans la capitale, Tony Blair doit rencontrer le président soudanais Omar Hassan al Bachir ainsi que le premier vice-président Ali Osman Mohamed Taha, après quoi il donnera une conférence de presse.

Il reprendra ensuite l?avion pour l?Ethiopie où il aura un entretien avec le premier ministre, Meles Zenawi, dans la soirée.

Le Darfour, dans l?ouest du Soudan, est en proie à une guerre civile depuis février 2003, deux mouvements rebelles s?étant insurgés contre le pouvoir central en l?accusant de négliger leur région. L?Onu, selon laquelle le Darfour est la pire crise humanitaire du moment dans le monde, évalue à 1,5 million le nombre de personnes déplacées par ce conflit et à environ 50.000 le nombre de morts. Certains responsables américains ont parlé de ?génocide?, un pas que Tony Blair n?a pas franchi.

Au lieu de cela, il entend exhorter Khartoum à faire davantage d?efforts pour améliorer la sécurité des populations du Darfour et faire en sorte que les ONG humanitaires puissent accéder à elles.

Les ONG ont appelé Blair à adopter un ton très ferme à l?égard du Soudan. ?La situation au Darfour ne s?améliore pas. Près de six mois après l?entrée en vigueur du cessez-le-feu, on signale chaque jour des violences et de l?insécurité?, note Oxfam, une ONG caritative dont le siège est en Grande-Bretagne.

Contrairement aux dirigeants qui l?ont précédé cette année, dont le secrétaire d?Etat américain Colin Powell, le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan et plusieurs ministres des Affaires étrangères de pays européens, Blair ne se rendra pas au Darfour dans le cadre de sa très brève visite.

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