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Tom Hanks, déconcertant de simplicité
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Tom Hanks, déconcertant de simplicité
De 1994 à 2004, il a été l’un des acteurs ayant reçu le plus de nominations aux Oscars (quatre fois, avec Sean Penn, Meryl Streep et Judi Dench entre autres). Il a été récompensé deux fois (Philadelphia et Forrest Gump – 1994). En 1997, il est classé 17e parmi les plus grands acteurs de tous les temps par la revue Empire. Ce qui n’a pas empêché certains critiques de faire des remarques désobligeantes sur son jeu, comme ici, à propos de Le Terminal : “le jeu grossier de Tom Hanks, arrachant à pleines mains la sympathie du spectateur” ou encore “Hanks cherche à mettre les rieurs de son côté, à grand renfort de grimaces et de grognements.” Mais que les fans se rassurent, la plupart des commentaires sur la performance de l’acteur dans ce film sont plutôt flatteurs.
Le site de Monsieur Cinéma donne une intéressante biographie de Tom Hanks dont voici deux extraits :
“Tom Hanks est né à Oakland (Californie) le 9 juillet 1956. Ses parents divorcent alors qu’il a à peine cinq ans et il part habiter avec son père dans la région de San Francisco. “À dix ans, dira-t-il, j’avais déjà connu trois mères, cinq écoles primaires et une dizaine de domiciles.” Il découvre le théâtre au lycée et continue de le pratiquer à l’Université de Californie, où il est boursier. Encouragé par le metteur en scène Vincent Dowling, il devient professionnel et s’illustre dans le répertoire shakespearien.”
“(…) Premier acteur depuis Spencer Tracy à avoir remporté l’Oscar deux années de suite,Tom Hanks est considéré, au milieu des années 90, comme une des rares valeurs sûres d’Hollywood. Connu dans le monde entier, apprécié des producteurs et des réalisateurs pour son sérieux et son professionnalisme, il est à même d’attirer un public de tous âges, tant féminin que masculin. Cette position prédominante lui confère un pouvoir décisionnaire dont il use avec sagesse. Alors que, depuis dix ans, il tournait en moyenne deux films par an, on le voit, entre 1995 et 2001, deux fois moins à l’écran, mais presque toujours dans des œuvres au succès retentissant.”
C’est le cas d’Apollo 13 (1995), pour lequel il renoue avec le réalisateur de ses débuts, Ron Howard. Passionné de conquête spatiale depuis l’enfance, il trouve dans l’astronaute Jim Lovell un rôle à sa mesure, dans la lignée des héros simples et modestes du cinéma classique américain. Il en est de même pour Il faut sauver le soldat Ryan (1998) de Steven Spielberg, où le personnage du capitaine Miller, si émouvant dans son abnégation et son courage, aurait pu être jadis interprété par James Stewart ou Gary Cooper.
De tonalité plus intimiste, La ligne verte (2000) lui offre le rôle en demi-teinte d’un homme très ordinaire confronté à des événements extraordinaires, un gardien de prison s’efforçant de rester humain dans un univers hanté par le mal. Une étape de plus est franchie avec Seul au monde (2001), à la fois performance physique (il a volontairement perdu 25 kg entre le début et la fin du tournage) et prouesse d’acteur (naufragé sur une île déserte, il n’a pour partenaires, pendant une bonne moitié du film, que la nature environnante et un ballon de volley-ball).
Sa réussite dans le registre dramatique (saluée notamment par une citation à l’Oscar pour Il faut sauver le soldat Ryan ne doit pas occulter ses heureuses incursions dans d’autres domaines. Il prête ainsi sa voix à Woody, le cowboy-jouet des longs métrages d’animation Toy story et Toy story 2. À la grande satisfaction du public, il retrouve avec Vous avez un mess@ge (1999) l’univers de la comédie romantique (prédominant dans la première partie de sa carrière), ainsi que la réalisatrice (Nora Ephron) et la protagoniste (Meg Ryan) de l’un de ses plus grands succès, Nuits Blanches à Seattle (1992).
En 1998, il lance son projet fétiche, De la Terre à la Lune, une ambitieuse mini série sur le programme Apollo dont Apollo 13 était en quelque sorte la bande annonce. Il y assume à la fois les fonctions de producteur et de présentateur et réalise lui-même le premier épisode, ce qui lui vaut une citation à l’Emmy Award.
■ Extraits de la filmographie :
Le pôle express, de Robert Zemeckis Ladykillers, de Joel et Ethan Coen Arrête-moi si tu peux, de Steven Spielberg Les sentiers de la perdition, de Sam Mendès Seul au monde, de Robert Zemeckis La ligne verte, de Frank Darabont Toy story 2, de Ash Brannon, John Lasseter Vous avez un mess@ge, de Nora Ephron Il faut sauver le soldat Ryan, de Steven Spielberg Philadelphia, de Jonathan Demme Big, de Penny Marshall Punchline/le mot de la fin, de David Seltzer Le bûcher des vanités, de Brian De Palma Splash, de Ron Howard Nuits blanches à Seattle, de Nora Ephron Forrest Gump, de Robert Zemeckis Une équipe hors du commun, de Penny Marshall Apollo 13, de Ron Howard That thing you do!, de Tom Hanks Dragnet, de Tom Mankievwicz
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