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Tim Taylor : ?Le privé doit faire plus de social?

19 juillet 2007, 00:00

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Les entreprises privées doivent s?investir davantage dans le combat contre la pauvreté. Tim Taylor, président du comité national sur le gouvernement d?entreprise, estime que le secteur privé a un rôle très important à jouer sur le plan social. Il intervenait hier au Business Forum de la Jeune chambre internationale (JCI) à Bell-Village. La conférence avait pour thème ?La gouvernance dans tous ses états?.

?Les entreprises doivent faire plus d?efforts pour combattre la pauvreté et des fléaux que tels que la drogue. Plusieurs groupes ont déjà des initiatives de responsabilité sociale en place mais il faudrait une approche plus globale face à ces problèmes?, soutient-il.

Le président du comité national sur la corporate governance affirme que le niveau de bonne gouvernance dans les entreprises privées s?est amélioré mais qu?il reste encore du chemin à parcourir. Les compagnies ont, de manière générale, amélioré leurs systèmes de reporting et fournissent plus d?information au marché. ?Les conseils d?administration sont beaucoup plus actifs que dans le passé quand ils avaient une fonction plutôt honorifique. Maintenant, ils réalisent qu?ils assurent le lien entre les actionnaires et la compagnie?, soutient Tim Taylor qui admet néanmoins que les directeurs des grosses entreprises à Maurice sont issus d?un pool assez restreint.

Il a aussi fait état des failles au niveau de la gouvernance dans les agences parapubliques. Il soutient que les conflits entre présidents de conseil d?administration et chief executive officers dans ces organismes sont l?expression même de dysfonctionnement en terme de gouvernance dans le secteur public.

Lindsay Morvan, travailleur social, estime, lui, qu?un manque de bonne gouvernance dans nos institutions est la cause de nombreux problèmes sociaux tels l?échec scolaire, la corruption et le favoritisme, entre autres.

Jayraj Ramjada, secrétaire de la National Economic and Social Council a de son côté présenté les grands axes du programme de l?Africa Peer Review Mechanism auquel Maurice est soumis actuellement.

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