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Tim Montgomery taclé
Pas vraiment un conte de fées. Dans l?émission 20/20 sur la chaîne américaine ABC, le fondateur de Balco a lâché une nouvelle bombe.
Après avoir fait son effet en expliquant que Marion Jones s?était dopée pour les Jeux Olympiques de Sydney en 2000, Victor Conte s?est attaqué à Tim Montgomery.
Dans cet entretien, Conte est formel : le sprinter américain a bénéficié d?un programme de dopage en marge de son entraînement physique, pour l?aider notamment à établir le record du monde du 100m le 14 septembre 2002, en 9.78, à Paris, à l?occasion de la finale du Grand Prix.
Toujours selon Conte, qui rappelons-le est poursuivi par la justice fédérale américaine pour trafic de stéroïdes, l?athlète avait pris l?allure d?un culturiste en prenant douze kilos de muscles en huit semaines... Des accusations qui s?ajoutent à celles de l?Agence américaine antidopage (USADA).
Avant de comparaître en juin prochain devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), Montgomey peut se faire de gros soucis pour son avenir après ce témoignage accablant.
L?avenir, justement, Marion Jones s?en préoccupe beaucoup. Dans un communiqué, la compagne de Montgomery a vite réagi aux accusations : ?Toutes ces allégations dont je fais l?objet ne sont pas vraies et j?ai demandé à mes avocats d?entreprendre une poursuite pour diffamation conte Victor Conte.?
White raconte tout
Les responsables de la lutte antidopage ont en tous les cas pris la décision d?interroger prochainement Conte sur ses accusations de dopage à l?encontre de la championne olympique.
Kelli White, elle, n?a pas choisi la stratégie du déni. En choisissant délibérément de tout dévoiler, la championne du monde déchue du 100m et 200m s?est sans doute déchargée d?un poids.
Contrôlée deux fois positive à un stimulant (NdlR : le Modafinil) et suspendue deux ans en mai dernier, White a joué franc jeu. Au contact de Victor Conte, l?Américaine a avoué avoir pris du THG et de l?EPO.
En suivant scrupuleusement le programme de dopage, sa progression n?a pas tardé. Selon elle, les charges de travail lui paraissaient beaucoup moins lourdes.
Mais cette progression était alors accompagnée de transformations physiques particulièrement gênantes: son visage se couvrait d?acné et sa voix devenait rauque. Face à l?image qu?elle renvoyait d?elle-même, Kelli White a d?ailleurs avoué qu?elle ne se reconnaissait plus.
Des aveux qui font froid dans le dos. Dans ces conditions, l?enquête autour des pratiques du laboratoire Balco est encore loin d?être terminée et devrait donner lieu à quelques déclarations sulfureuses ces prochaines semaines.
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