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Théâtre de Port-Louis, une Venise en sursis
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Théâtre de Port-Louis, une Venise en sursis
On connaît la chanson. C?est le même refrain à chaque festival : metteurs en scène et spectateurs se plaignent de l?état du théâtre. Viennent en tête sur la liste des griefs : sièges branlants, coulisses en partie désaffectée, tarifs jugés exorbitants. La dernière rénovation du théâtre de Port-Louis remonte à 1994.
Elle a coûté Rs 50 millions, un prêt que la mairie de la capitale rembourse toujours. Ces travaux, supervisés par l?architecte Gaëtan Siew, concernaient la climatisation du théâtre, la promenade sous le toit et la rénovation des sièges.
Après ce lifting, le théâtre de 600 places n?en contient plus que 350. Une modification apportée dans un souci d?augmenter le confort des spectateurs, qui a toutefois diminué la rentabilité de l?édifice.
Réouvert le 21 novembre 1994, le théâtre a été affecté par une série d?inondations, notamment après le passage des cyclones. Les avaries sont aussi à signaler du côté des loges, dont une partie est désormais zone interdite.
Location : combien ça coûte ?
Adil Ramnauth affirme que la location du théâtre n?a pas changé depuis l?an dernier. ?Les tarifs fixes, c?est-à-dire la location, la climatisation et la lumière, n?ont pas changé depuis la dernière rénovation du théâtre. Les seuls changements concernent les heures supplémentaires, qui ont augmenté suivant le quantum des augmentations de salaire des employés.?
Deux barèmes de frais de location sont pratiqués au théâtre de Port-Louis. L?un pour les spectacles payants, l?autre pour les représentations gratuites. Dans les deux cas, les tarifs sont calculés pour une durée de quatre heures. Pour les activités à but lucratif, la location pour quatre heures est de Rs 5 000. La location pour un spectacle gratuit coûte Rs 1 500. Que l?entrée soit libre ou payante, la climatisation coûte Rs 1 000 et la lumière Rs 1 500.
Les heures supplémentaires des employés du théâtre sont à la charge du locataire. Ces charges concernent le conservateur, les machinistes ? qui ont pour tache de monter et de démonter les décors et accessoires ? les électriciens, le responsable du son, le responsable de la lumière, les balayeurs, le receveur du guichet (au moins un est obligatoire). Les mêmes items sont facturés s?ils sont en service lors des répétitions.
Un dépôt de Rs 2 500 doit être fait au moment de la réservation. Il n?est pas remboursé en cas d?annulation de la représentation sans motif valable. Le locataire doit aussi s?acquitter d?une taxe sur les divertissements qui est de 1/ 11 des recettes.
Aline GROËME Tania HUËT
La touche orientale du festival?
?Sone Ka Anda? ou l?Oeuf en Or, est l?histoire d?un enfant pauvre, issu d?un village, qui rêve de devenir riche. Son entourage se moque bien volontiers de lui. Et malgré son handicap mental, il tente de faire face à leur méchanceté. Jusqu?au jour où le miracle s?impose à lui telle une révélation. Lors d?une apparition de la déesse Laksmi, il reçoit un ?uf en or. Son existence prend vite une autre tournure. Le village est en ébullition.
?Cette pièce est une satire de ceux qui se moquent des gens mentalement handicapés. Nous voulions aussi que toutes les langues soient présentes lors de ce festival. Mais notre médium de communication sera essentiellement de la comédie !?, affirme Bulram Tacouri, metteur en scène de la troupe de l?Academy of Film and Theatre. Rendez-vous les 12 et le 15 octobre à 20 heures.
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