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Test : pas assez rapide?
Lancée en juillet dernier, la Textile Emergency Support Team a été qualifiée d?initiative louable. Sept mois après, la Test suscite-t-elle toujours autant d?espoir ? « Non », répondent certains. Les industriels reprochent en effet à la Test d?être lente, et insulte suprême, bureaucratique !
De tels reproches sont peut-être exagérés. À ce jour, la Test a fait un audit des finances, de la gestion et de la chaîne de production de 42 entreprises. Un rapport était déjà disponible dès octobre. L?exercice a permis d?établir un diagnostic fiable des maladies dont souffre le secteur : production insuffisante, endettement et structure financière précaire, manque de marketing international et d?expertise.
Toutes les entreprises de l?industrie ne sont pas passées par l?évaluation de la Test, conduite en grande partie par le National Productivity and Competitiveness Council. Mais les conclusions de la Test demeurent représentatives. Les 42 entreprises évaluées évoluent dans tous les secteurs d?activités. Elles génèrent environ 60 % du chiffre d?affaires de l?industrie textile. Harold Mayer, Chief Operating Officer de la Clothing Division du groupe Ciel donne même une idée. « Certaines des entreprises font de meilleures performances. La Test pourrait communiquer ces recettes du succès aux autres pour que tous en profitent. »
L?évaluation terminée, la deuxième phase pouvait être entamée. La Test a d?ailleurs proposé une première solution pour assainir les finances des entreprises : un programme de restructuration de leur dette. Piloté par un Comité pour la restructuration de la dette des entreprises (CRDE), il a bénéficié du soutien de la Banque de Maurice. Anil Gujadhur, directeur de la Banque de Maurice préside d?ailleurs le CRDE.
L?« Equity Fund » se fait attendre
Pour faire simple, le programme permet aux entreprises de rééchelonner le remboursement de leurs dettes, de convertir une partie de celles-ci en participation temporaire des banques à leur capital social, et geler les remboursements sur une période de six mois. Mais l?entrée est sélective. Seules les entreprises ayant passé par la première phase du Test peuvent y accéder.
« Il s?agit de conserver un noyau d?entreprises performantes et fiables », explique Anil Gujadhur. Mais elles devront prouver leur viabilité en persuadant le CRDE et les banques qui financeront le programme, que leurs activités ont de l?avenir. Jacques de Navacelle, directeur de la Barclays, explique ainsi qu?une banque n?est pas réticente à prêter de l?argent, tant qu?elle sait que son client a des perspectives d?avenir.
Savoir qu?un plan de restructuration de la dette est disponible encourage les entreprises restantes à passer par la première phase du Test, assure Danièle Wong, directrice de la Mauritius Export Processing Zone Association. Elles pourront ainsi identifier ce qu?elles peuvent améliorer dans leur organisation.
Mais la restructuration de la dette n?est que la première phase. Les entreprises attendent surtout les plans de financement direct. Ainsi, l?Equity Fund se fait toujours désirer, à tel point que ceux qui sont censés le gérer se sont fait rappeler à l?ordre par le ministère de l?Industrie il y a quelques semaines.
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