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Terre d’Orages gronde sur la MBC
Présentée sur la scène du Théâtre Serge Constantin, Terre d’Orages, mise en scène par Tico Soopaya et adapté du roman éponyme de Serge Ng Tat Chung, est à suivre cet après-midi à 14h15 sur la MBC1.
Nous sommes en 1835. L’Histoire a retenu cette date comme étant celle de l’abolition de l’esclavage chez nous. C’est précisément à cette période de grands bouleversements, que se situe Terre d’Orages. Mais cette époque peut être révolue, mais pas la mémoire. L’esclavage est le crime le plus horrible jamais perpétré contre l’humanité. Dans cette pièce où la mise en scène recèle d’ingéniosité, le drame latent va éclater. Le drame se joue dans les cœurs de ces personnages, esclavages, abolitionnistes et maîtres. La confrontation gagne en intensité alors que l’esclavage vit ses dernières heures.
Des conflits familiaux aux conflits sociaux, Terre d’Orages construit son propos sur une pièce d’une heure et demie, habité par trente-cinq comédiens, dont une majorité d’amateurs, prêts à tout donner. Alors que l’île Maurice s’apprête à devenir une terre d’orages, le cœur des esclaves s’ouvrent pour laisser apparaître des cœurs vibrants et des êtres qui ont soif de liberté. Cette époque révolue que l’on voudrait à jamais bannie, trouve une formidable résonnance dans cette pièce qui joue si bien avec les mots et les émotions.
Avec au sommet de l’affiche Fabien de Commarmond dans le rôle du terrible Louis de Maringaux, Delphine Chalier dans celui de son épouse, Sandra O’Reilly dans le rôle de la fille pas si soumise que cela, cette histoire de justice et d’humanité, vaut largement le détour.
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