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Taxis marrons : la guerre des patentes

23 mars 2007, 00:00

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Quatrième jour de grève. Ils sont neuf à manifester leurs griefs devant le Parlement (l?un des leurs ayant été hospitalisé hier). Ce que veulent ces chauffeurs de ?taxi marron? : des patentes, afin de cesser d?opérer dans l?illégalité. Et pourquoi ne pas tout simplement régulariser leur situation ? Les autorités s?expliquent?

?Ce n?est pas que la National Transport Authority ne veut pas accorder de patentes, mais si on demande à tout un chacun : qui veut être chauffeur de taxi ? D?un coup, dix mille personnes vont se précipiter vers nous, parce qu?il y a plusieurs avantages à être chauffeur de taxi?, explique un officier de l?organisme qui octroie ces patentes.

Désiré Johnson est, lui, chauffeur de taxi marron depuis 23 ans. Il est derrière la création de l?Association Transport Malere créée en 2003 et dont il est le président. Evoquant la grève de la faim, il explique que ?monn abitie ek sa?. Il invite le gouvernement à prendre ses responsabilités parce que la manifestation pourrait ne pas être ?éternellement pacifique? car ?si otorite conserne pa pran zot responsabilite, pa kone kot sa pou arive?.

Désiré Johnson s?insurge contre le fait que des patentes sont distribuées à de nouveaux candidats alors que dans son association, ils sont au moins 96 à attendre depuis de nombreuses années.

Désiré Johnson estime que 35 à 40 sont des cas authentiques, c?est-à-dire, ceux qui sont tous les jours sur le terrain, du matin au soir.

Zones privilégiées

Mais pour accorder des patentes de taxi, la National Transport Authority (NTA) fait une évaluation par rapport aux besoins dans une localité. Elle passe ensuite un communiqué avec de nombreuses conditions attachées pour inviter des candidatures. Si les candidats satisfont les conditions, plusieurs étapes s?ensuivent avec, notamment, un rapport de police.

De plus, les endroits où il y a de nouvelles agglomérations sont privilégiés car il y aura des habitants additionnels qui devront probablement avoir recours à des taxis. ?Par exemple, à Moka ou Helvetia où de nouvelles agglomérations sont en train d?être construites, nous serons plus à même d?accorder des patentes, après avoir bien évalué la situation toutefois?, déclare l?officier de la NTA.

Dans les régions balnéaires, la NTA accorde aussi beaucoup de permis puisqu??avec le nombre d?hôtels et de touristes, le besoin en taxis est là?. Alors que les taximen (ceux qui opèrent dans la légalité) peuvent exercer uniquement dans les endroits où ils habitent.

Qu?en est-il du côté des passagers ? Le Road Traffic Act stipule que c?est un délit de voyager dans un ?taxi marron?. Il prévoit une amende de Rs 500 à tout passager qui voyage à bord d?un taxi marron ou dans un van privé. Cette loi prévoit aussi une amende de Rs 3 000 à Rs 10 000 pour tout propriétaire de ?taxi marron?. Elle est en vigueur depuis le 1er juin 2006.

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