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Suprême évidence !

26 janvier 2007, 00:00

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On avait pensé, à tort, qu?Andy Roddick avait enfin trouvé la formule pour inquiéter Roger Federer, lui offrir en tous cas une réplique digne et décente à Melbourne.

Ses récentes confrontations avec le n°1 mondial avaient été, il est vrai, des plus encourageantes, l?Américain s?étant même offert, face au Suisse, deux balles de matches aux Masters de Shanghai, avant de finalement le dompter à Kooyang, en tournoi de préparation, il y a deux semaines.

Mais Kooyang, qu?on se le dise, n?est pas Melbourne. Roddick l?a appris à ses dépens hier, en demi-finale de l?Open d?Australie, quand il a abîmé l?essentiel de ses prétentions avant même d?être pleinement rentré dans son match.

Il est vrai que Roger Federer, monstrueux d?efficacité, visiblement en état de grâce, ne lui en n?a pas laissé le temps.

Dans un Rod Laver Arena désabusé par son exceptionnel talent et par l?incapacité de Roddick de ne serait-ce lui renvoyer la balle, le maître des courts n?a eu besoin que de 83 petites minutes pour se qualifier pour sa septième finale d?affilée en Grand Chelem, une performance que seul avant lui l?Australien Jack Crawford avait réussi. C?était en 1934. Le père de Federer n?était pas encore né.

Il ne suffit plus, aujourd?hui, de dire que Federer est le meilleur joueur de sa génération. L?heure est peut-être venue de reconnaître qu?il est le meilleur joueur de l?histoire du tennis tout court. Et même une défaite en finale, dimanche, face à Haas ou à Gonzalez, une éventualité peu probable qu?on se le dise, ne saurait remettre en question cette suprême évidence.

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