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Sucre : une campagne pour préparer le terrain
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Sucre : une campagne pour préparer le terrain
L?éventuelle baisse du prix du sucre sur le marché internationale exigera des mesures au niveau national. Planteurs et travailleurs du secteur doivent d?ores et déjà s?y préparer. Pour les aider à prendre conscience des nouveaux enjeux, les autorités ont entamé hier une campagne d?explication.
C?est ainsi que le Premier ministre et le vice-Premier ministre ont rencontré les syndicalistes et les planteurs pour faire le point de la situation? et pour les rassurer. Une initiative plus que bienvenue dans la mesure où ces travailleurs vivent dans l?incertitude depuis que la commission européenne a annoncé une baisse de 37 % du prix du sucre.
Pravind Jugnauth, affichait la satisfaction à l?issue de la réunion : ?Je constate avec satisfaction que les syndicalistes et les planteurs sont conscients de la menace qui pèse sur le pays avec la réforme du régime sucrier. Nous avons nous-mêmes initié une réforme. Nous allons maintenant l?accélérer.? Pour ce faire, il passera en revue le plan stratégique de l?industrie sucrière, avant de proposer des mesures additionnelles pour restructurer ce secteur.
?Il nous faut à tout prix baisser les coûts de production?, insiste-t-il. Face à de tels enjeux, les syndicalistes sont prêts à jouer le jeu. ?Il nous faut impérativement être responsables car cette baisse du prix du sucre aura une répercussion importante sur l?industrie. Il nous faut concerter nos efforts pour aider le gouvernement à sauvegarder les acquis de Maurice à travers un intense lobbying. C?est une question d?intérêt national et nous devons être solidaires?, dit le porte-parole des syndicalistes, Lutchmun Roy.
L?ombre du licenciement a aussi plané sur cette réunion même s?il n?en a pas été explicitement question. ?Il y a certainement une vive inquiétude. Les autorités nous ont promis de faire de leur mieux pour que la réforme soit moins douloureuse. Elle compte trouver des moyens pour aider les travailleurs de l?industrie?, ajoute Lutchmun Roy.
Les planteurs, de leur côté, espèrent que le gouvernement leur tendra la main. ?Nous étions tous au courant du danger à venir. Il nous faut donc davantage de mécanisation pour réduire nos coûts. Il est important pour réussir ce processus que le gouvernement nous accorde certaines facilités dont les subsides pour la mécanisation?, dit le président de la Northern Planters Association, Veerenda Ramburn. S?il reconnaît que le gouvernement accorde déjà certaines facilités pour la mécanisation par le biais du Sugar Planters Mechanical Pool, il estime important que l?on mette au point d?autres formes d?aide au vu du contexte actuel.
Les planteurs souhaitent aussi recevoir une aide pour l?importation de fertilisants et d?herbicides. Ils demandent au gouvernement d?envisager la possibilité qu?ils importent eux-mêmes ces produits.
Plan d?assurance
Il a aussi été question d?assurance, hier. Le taux de 8 % payé par le travailleur au Sugar Insurance Fund Board est jugé excessif. Une réduction de ce paiement est souhaitée. Le gouvernement a aussi envisagé de proposer un plan d?assurance pour les planteurs. Les modalités de ce plan sont actuellement discutées.
La Sugar Industry Overseers Association a de son côté souhaité que le financement proposé aux différents organismes tels que la Sugar Authority, le MSIRI, le Sugar Industry Labour Welfare Fund, soit réduit compte tenu de la situation.
Les planteurs se réunissent vendredi pour une grande mobilisation à Triolet. Ils discuteront à cette occasion des menaces qui se profilent à l?horizon avec la baisse du prix du sucre.
BAISSE DU PRIX DU SUCRE
Lamy allergique au mot ?compensation?
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