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Sucre : les divergences gouvernement-secteur privé se multiplient

8 octobre 2007, 00:00

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Les sujets de divergences entre l?industrie sucrière et le gouvernement se multiplient, notamment sur la question de la réforme. Si la Mauritius Sugar Producers Associa- tion (MSPA) affirme que de nouvelles conditions ajoutées ont retardé la mise en ?uvre de la réforme, voici que le ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell, dans une déclaration à l?express, estime qu?il n?y a pas eu de nouvelles conditions.

Arvin Boolell réagissait aux propos de Jean Li Yeun Fong, directeur de la MSPA. Pour ce dernier, l?accès aux terres et l?ouverture de l?actionnariat, des conditions qui ont été introduites, ont retardé la mise en ?uvre de la réforme.

Le ministre de l?Agro-industrie est d?un autre point de vue. ?C?est faux de dire qu?il y a eu de nouvelles conditions, notamment au sujet de la question de terres et de l?élargissement de l?actionnariat. Nous avions convenu que les autres questions de la réforme allaient être discutées avant, et que nous viendrons ensuite sur l?élargissement de l?actionnariat et les terres.?

Aspects complexes

Le gouvernement souhaite que les travailleurs et les planteurs participent à l?actionnariat des raffineries et des distilleries que les compagnies sucrières vont construire, et que 1 500 à 2 000 arpents de terre soient mis à sa disposition pour réaliser des projets de développement économique et social.

Autre principal sujet de divergence : la production énergétique. Selon le ministre Boolell, les accords d?achat de l?électricité du privé (Power Purchase Agreement) comprennent des aspects très complexes.

?Nous attendons certains documents des producteurs. L?intérêt du Central Electricity Board (CEB) et des consommateurs est aussi à prendre en considération. Les négociations se déroulent bien, même s?il y a encore des problèmes à régler au sujet du projet d?extension de la centrale de FUEL. (?) ll existe également des problèmes avec Belle-Vue. Cette usine aura, avec une éventuelle fermeture de Mon-Loisir, des cannes additionnelles à broyer. Comme elle gagne sur une économie d?échelle, le CEB doit avoir un prix plus correct.?

Autre sujet de divergence : le prix du sucre sur le marché local. Pour Arvin Boolell il n?y a ?pas d?urgence? pour une révision de prix.

?C?est vrai que la Multi-annual Adaptation Strategy (MAAS) en fait état, mais cela ne veut pas dire qu?il faut augmenter le prix immédiatement.? Le sucre, mis en vente sur le marché local est importé, et sujet à un contrôle de prix. Vu la hausse des coûts d?importation, les producteurs mauriciens sont contraints de le subventionner. Pour 2007, cela leur coûtera près de Rs 500 millions.

Dons compromis

Les autres problèmes dans l?industrie sucrière concernent le retard entre le gouvernement et le secteur sucrier pour boucler les négociations sur des différents aspects de la réforme. Car en l?absence d?un accord d?ici le 31 décembre, les dons (grants) de l?Union européenne (UE), d?un montant de Rs 2,6 milliards en termes de mesures d?accompagnement, sont compromis. Ces fonds sont destinés à financer la réforme mais aussi d?autres projets de développement économique et social.

Selon Jocelyn Kwok, secrétaire général de la Chambre d?agriculture, le non-décaissement ou le décaissement tardif des mesures d?accompagnement affecte l?industrie sucrière en même temps que d?autres autres secteurs de l?économie du pays. ?La part des mesures d?accompagnement prévue pour la réforme des autres secteurs de l?économie à travers le budget national est d?environ 54 %. Pour la réforme de l?industrie sucrière, les fonds sont de 46 %.?

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