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Subhanand Seegoolam, président de la Blood Donor?s Association (BDA)

6 juillet 2007, 00:00

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● <B>Le don de sang suscite résistances et craintes dans le public? Comment en venir à bout ? </B>

Oui, cela va de la peur des seringues aux craintes de se voir contaminé par des maladies et autres virus transmissibles. Il est essentiel de démontrer combien ces peurs sont non fondées. Non seulement une prise de sang ne dure que quelques secondes mais encore tous les équipements, seringues, et blood bags sont stérilisés et ne servent qu?une fois.

● <B>Existe-t-il d?autres appréhensions ? </B>

Oui, et le personnel de la BDA est là pour répondre aux questions : une d?entre celles qui reviennent est : ?devons-nous nous engager à revenir tout le temps?? Nous répondons tout simplement que cela dépend de la personne mais aussi de sa santé. Il peut donc librement choisir de revenir. Mais s?il le fait, nous le recommandons de ne le faire qu?après une période de trois mois s?il agit d?un homme, et de quatre mois s?il s?agit d?une femme.

● <B>Cela affaiblit l?organisme ? </B>

Il est vraiment rare qu?un don de sang provoque un affaiblissement. Il faut un déficit de 1350 millilitres de sang pour qu?un accidenté perde connaissance. Un don de sang représente entre 400 et 450 millilitres. Cependant, si vous ressentez un petit malaise, il ne faut pas paniquer, c?est tout à fait normal.

● <B> Et on récupère vite?</B>

Tout à fait. Les cellules travaillent rapidement et se régénèrent sous 24 heures. Mais il est recommandé d?espacer les dons de sang car les composantes (globules rouges, globules blancs, plaquettes, plasma) nécessitent quelques semaines de repos.

● <B> Est-il nécessaire d?être à jeun ? </B>

Non. On recommande toutefois d?attendre deux heures après un repas. On peut également venir après un petit déjeuner léger.

● <B>Quelles sont donc les conditions requises pour donner son sang ? </B>

Il faut être en bonne santé, pour que le don ne soit pas préjudiciable au donneur lui-même. La procédure est simple : on remplit une fiche, et en répondant aux questions, on peut se rendre compte soi-même si on remplit ces conditions. Si tel est le cas, on peut passer au test d?hémoglobine : le taux de densité doit être au-dessus de 13, 5 grammes chez les hommes et 12, 5 grammes chez les femmes. On le sait en prélevant un échantillon qu?on introduit dans du sulfate de cuivre : si le sang flotte, la densité est insuffisante. Sinon on va à l?étape suivante : le test de tension artérielle.

● <B> Le don de sang permet d?avoir un mini bilan de santé ! </B>

Exactement. Pour le moment le donneur obtient ces informations de façon informelle. Le test d?hémoglobine permet par exemple de savoir si on manque de sang. Les étourdissements n?en sont pas le seul symptôme. Et y manquent par exemple le taux de diabète, qui ne peut se mesurer ainsi. Mais nous étudions auprès du gouvernement le projet d?accorder à tout donneur un bilan complet chaque année. Ce serait un bel encouragement.

● <B> Y-a-t-il des groupes sanguins plus demandeurs ? </B>

Les rhésus positifs se partagent de la façon suivante à Maurice : 27 % de la population appartiennent au group A, 26 % au groupe B, 40 % au groupe O, et 7 % au groupe AB. Ce sont davantage les rhésus négatifs qui sont rares. Mais ce qu?il faut retenir, c?est que le sang ne peut être conservé au-delà de 35 jours. Il faut du sang et des plaquettes pour les accidentés, pour les opérés du c?ur (500 par an), pour les accouchement difficiles, pour les patients cancéreux, pour les grands brûlés, les hémophiles, pour les dialysés (800 par an)? D?où l?importance de dons réguliers.

● <B>Quels sont les résultats de la récente campagne de sensibilisation ? </B>

Il est trop tôt pour se prononcer mais nous pensons pouvoir atteindre les 3 % de la population. Cela est toutefois insuffisant. L?idéal serait qu?au moins un membre des 100 000 familles mauriciennes se dévoue.

● <B>La mobilisation continue ? </B>

Le 25 juillet, nous lancerons un ballon géant pour que les gens ?pran kont, donn to disan? et lancerons le magazine de la BDA. Pour davantage de détails, on peut consulter le suite du BDA : http://www.bdamauritius.org/.

Propos recueillis par <B>Olivier MASSON</B>

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