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Stratégies contre les maladies cardiovasculaires
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Stratégies contre les maladies cardiovasculaires
?Imaginez que vous commencez à mettre l?argent de côté pour votre retraite à l?âge de 60 ans. Vous ne serez pas très riche !? Ces propos sont de John Deanfield, professeur en cardiologie au University College London (UCL), en visite à Maurice à l?invitation du Premier ministre (PM) Navin Ramgolam.
Ils sont quatre professeurs à avoir fait le déplacement pour s?adresser à un public de médecins, infirmiers et pharmaciens, entre autres. C?était hier à l?hôtel Maritim. Le message est clair : il y a davantage de gens qui meurent des maladies cardiovasculaires au monde que de toute autre maladie. Un constat qui a fait mouche car le PM, qui assistait au symposium, a pris la décision sur-le-champ de mettre sur pied un comité présidé par Vasant Bunwaree, cardiologue, pour discuter de la question et mettre en place une stratégie pour s?attaquer au problème. Citant une étude du Centre des statistiques nationales de la Santé des Etats-Unis, le Professeur Deanfield explique: ?Si on trouvait une recette miracle contre les cancers, l?espérance de vie des humains serait augmentée de trois ans. Si on avait une recette miracle contre les maladies cardiovasculaires, l?espérance de vie augmenterait de 9,78 ans.? Le hic, c?est qu?il n?y a pas de recette miracle pour diminuer les maladies cardiovasculaires. C?est une question de style de vie, affirme le Professeur Roger Boyle de l?UCL. Puisque les habitants des pays développés, de même que ceux des pays en voie de développement, ont un style de vie de plus en plus similaire, les maladies cardiovasculaires atteignent de nombreuses personnes. Les causes de 50 % des personnes décédées à Maurice découlent des cardiovasculaires, selon Abu Kasenally, ministre suppléant à la Santé. D?après les professeurs, le diabète et les maladies cardiovasculaires sont intimement liés. Les facteurs de risque de ces maladies sont, entre autres, l?obésité, la cigarette et un manque d?exercice. Il est donc possible de renverser cette tendance par un changement de style de vie, assure le Professeur Boyle. En Grande-Bretagne et compte tenu de la gravité de la situation, le gouvernement a démarré toute une campagne basée sur l?information et la prévention, explique Roger Boyle, ancien directeur national de Heart Disease en Grande-Bretagne. La campagne a connu du succès et la Grande-Bretagne a pu inverser la tendance ?même si cela lui a coûté très cher.?. Selon Malcom Walker, également de l?UCL, les habitudes sont dures à perdre. Un sondage, effectué après la campagne de sensibilisation, a démontré que la grande majorité des Britanniques ne font pas d?exercice. Le même défi guette Maurice. Répondant à une observation du député Mungur, le Professeur Derek Yellon affirme : ?Si vous voulez vous attaquer au problème, il est extrêmement important que le gouvernement ait une vision par rapport aux maladies cardiovasculaires, qu?il mette en place une campagne et qu?il supervise les résultats obtenus.? Une autre conférence sera organisée le mois prochain par l?université de Maurice avec des invités de l?Imperial College. Une annonce qui a fait sourire les quatre professeurs qui ont précisé : ?Nous sommes des rivaux !?
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