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St Félix : la compensation bientôt accordée
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St Félix : la compensation bientôt accordée
Bientôt la lumière au bout du tunnel pour l’usine sucrière St-Félix, ses employés et la Société usinière du Sud (Suds). En effet, ceux-ci sont suspendus à la décision prochaine du gouvernement concernant le paiement de la compensation due aux employés en question. “La décision du gouvernement viendra soulager nos employés”, souligne-t-on dans les milieux de l’usine St-Félix.
St-Félix, la plus petite usine sucrière du sud de l’île, n’a pas roulé pour la présente campagne sucrière. Ses cannes sont envoyées à Union St-Aubin, usine de Suds, pour être broyées. Elle avait fait une demande officielle en ce sens en octobre 2005, au ministère de l’Agriculture.
Approuvée en mars 2006, la fermeture de l’usine s’inscrit dans le droit fil de la roadmap de l’industrie sucrière concernant la centralisation. D’autant plus que ses opérations n’étaient plus rentables financièrement. Depuis, les choses ont traîné.
Dans le passé, des arrangements se faisaient entre une usine qui cessait ses opérations et l’usine qui reçoit la canne. Ces arrangements prévoyaient que c’est l’usine qui reçoit la canne qui paie les compensations dues aux employés qui perdent leur emploi dans l’usine qui ferme ses portes. Mais dans le présent cas, il n’y a eu aucun arrangement entre St-Félix et Union St-Aubin pour payer la compensation, bien que cette dernière se soit montrée disposée à prendre les cannes de St-Félix.
D’autant plus que le secteur sucrier connaît des moments financiers difficiles avec la baisse du prix de sucre acheté par les pays de l’Union européenne (UE). Dans ce contexte, proposition a été faite pour que les compensations soient payées à partir de mesures d’accompagnement de l’UE liées aux réformes du secteur sucre.
Les choses semblent évoluer dans la bonne direction. Il est probable que des prêts bancaires seront accordés à Suds pour le paiement des compensations aux travailleurs de St-Félix. Le remboursement de ces prêts sera fait en grande partie par l’aide européenne et par la société usinière.
Sur un plan plus large, Arvin Boolell, ministre de l’Agro-industrie, souligne “que l’industrie sucrière mauricienne devra répondre aux demandes des acheteurs, que les jours du sucre roux sont terminés, et qu’il faudra fabriquer des produits à valeur ajoutée, dont les sucres spéciaux.”
Dans le cadre des mesures d’accompagnement, Maurice recevra environ 6,5 millions d’euros de l’UE. Ajouter à cela, il y a un reliquat d’environ 5 millions d’euros sous le neuvième Fonds européen de développement qui sera accordé pour le secteur sucre.
“Nous comptons aussi poursuivre notre lobby pour qu’il y ait un système juste et équitable dans l’allocation de l’aide européenne suite à la baisse du prix du sucre de 36 % qui entraîne une perte substantielle de nos revenus sucriers”, souligne Arvin Boolell. “St-Félix, Riche-en-Eau, Mon-Trésor ont soumis des demandes de fermeture. Il faut que les travailleurs et les planteurs participent dans l’actionnariat des nouvelles centrales pour la production énergétique, dans la production de l’éthanol et tout autre nouveau produit. Il y a la question de terres et logements sociaux à régler. C’est un all inclusive package. Tout est lié”.
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