Publicité

Sous le signe de la fertilité et de l?abondance

7 février 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

?La Fête du Printemps correspond au premier jour du calendrier lunaire chinois et c?est la première fête traditionnelle de l?année pour les Chinois?, explique d?emblée Guangming Bai, directeur du Centre culturel chinois. L?ambiance sera festive. A China Town, à Port-Louis, et d?autres régions de l?île, résonneront les cymbales de la danse du lion, des jeunes qui font la démonstration de quelques mouvements d?arts martiaux et exécutant des katas. Artistes et acrobates ponctuent la scène de quelques pas de danse. La Fête du Printemps serait incomplète sans le crépitement des pétards et les battements de tambour. Derrière chacun des gestes se cache un sens. Rien n?est gratuit dans cette célébration.

?La Fête du Printemps, ou ?guonian?, signifie littéralement passer l?année. Elle est précédée, comme pour d?autres fêtes, d?une ancienne légende?, assure Guangming Bai. La légende veut que dans des temps anciens, un monstre, un animal imaginaire, le nian, faisait régner la terreur et apportait la désolation là où il passait aussi bien parmi les êtres humains qu?au sein de la nature.

Effroyable animal

Les habitants des villages traqués s?interrogeaient sur les moyens de faire fuir cet effroyable animal qui, une fois l?année, à la veille du Nouvel An, les terrorisait. Il reviendra à un mendiant, en fait un vieux sage, de leur indiquer la voie. Il fit comprendre que pour chasser l?animal, il fallait coller des papiers rouges sur la porte des maisons qui devaient aussi demeurer éclairées. A l?approche de l?animal, il fit sonner des pétards. Et celui-ci prit la fuite. Le nian avait en fait peur du rouge, des flammes et des détonations. C?est ainsi que la Fête du Printemps est devenue la plus grande fête traditionnelle des Chinois. ?Tout le symbolisme de la fête se trouve dans la victoire du bien?, fait remarquer Guangming Bai.

A Maurice, le Nouvel An chinois est un moment de réjouissances et de partage comme c?est le cas pour le peuple chinois à travers le monde. ?C?est un important moment de retrouvailles où les gens se rassemblent autour d?un réveillon copieux. Il y a aussi des personnes qui veillent jusqu?à l?aube?, souligne Guangming Bai.

Le jour du Nouvel An, nos compatriotes d?origine chinoise vont aussi rendre hommage aux ancêtres et se recueillir devant les dieux. Parés d?habits neufs, ils rendent visite aux proches et formulent le v?u ?kung shee fat choy ? (v?u de bonheur et de prospérité). Les enfants auront droit au ?Fung paw?, enveloppe rouge contenant des billets de banque. Les célébrations vont s?articuler principalement autour de la famille.

C?est ce sentiment de bonheur qui accompagne les Chinois vers l?année du cochon avec la foi que les bonnes actions entraîneront la prospérité.

L?année du Cochon

■ La figure du cochon est à la fois synonyme de richesse, de chance et puissance d?une part, et de paresse, d?avarice et de saleté de l?autre. Le cochon est le dernier signe des 12 animaux du zodiaque composant le calendrier chinois. L?année du Cochon d?or, elle, revient tous les 600 ans. Guangming Bai explique que 2007 sera l?année du Cochon d?or. Une année pendant laquelle les couples qui se sont mariés l?année précédente auront des enfants et où la prospérité devrait régner. Les enfants qui naissent durant cette année seront bénis et seront symbole de prospérité. Ces croyances découlent du fait que les cochons sont des animaux omnivores qui s?adaptent à tous les climats et qui sont très féconds. Symbole de fertilité et d?abondance, l?année du cochon est propice aux investissements, voire à l?achat des billets de loterie.

Publicité