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Sommet de Rio : Rajoelina insiste sur des élections rapides
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Sommet de Rio : Rajoelina insiste sur des élections rapides
Le président de la Transition a profité de son passage à Rio de Janeiro pour réclamer une élection rapide. Une plaidoirie adressée aux Nations unies organisatrice du Sommet de la terre.
Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait  l’ivresse. Rajoelina, président de la Transition, lance une offensive diplomatique pour convaincre la communauté internationale, dans le but d’accélérer l’organisation des consultations populaires.
« Le maintien d’un climat social favorable à la production passe forcément par la stabilité politique. C’est la raison de la nécessité absolue d’organiser, en priorité, des élections libres et transparentes dans les meilleurs délais qui reflètent l’aspiration du peuple malagasy », a insisté Andry Rajoelina, dans son discours, mercredi à Rio de Janeiro, Brésil.
Le président de la Transi¬tion profite de la tribune de la conférence des Nations unies sur le développement durable pour faire passer son message. Il se garde de donner une précision sur le calendrier électoral et se contente d’émettre le souhait de voir les consultations populaires se dérouler dans les « meilleurs délais ». Mais il n’avait plus fait mystère d’un scrutin au mois de novembre, lors de sa dernière intervention médiatique au mois de mai. Il avait insisté sur les législatives cette année dans une lettre adressée à Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, le 12 juin.
Refus d’accompagnement
Selon certaines indiscrétions, l’idée de marteler l’option d’une consultation populaire avant novembre fait partie de la stratégie du régime. Cette fois-ci, Andry Rajoelina profite de la tribune de la conférence des Nations unies sur le développement durable pour procéder à une campagne au niveau international.
Le président de la Transi¬tion entreprend sa démarche, tout en sachant la réticence d’une partie de la communauté internationale par rapport à sa position. À la lecture du rapport des experts onusiens, l’ONU maintient le cap pour la tenue des élections jumelées en mai-juin 2013 et laisse entendre son refus d’accompagner le processus électoral dans le cas contraire.
La demande d’Andry Rajoelina est partagée par la Commission électorale nationale indépendante de la transition (CENIT). L’organe chargé de préparer et d’organiser les consultations populaires milite pour l’appui de la communauté internationale pour se tenir prêt à organiser un scrutin en novembre.
Hery Rakotobe, président du groupe parlementaire de l’Espace de concertation politique (Escopol) au Conseil supérieur de la transition (CST) soutient la nécessité d’une stabilité à long terme pour le développement économique. « La tenue d’une élection transparente, crédible et acceptée par tous pour une alternance démocratique fait partie des moyens pour y arriver », avance-t-il. Le membre de la Chambre basse trouve pourtant « inopportun » la démarche pour lancer le message durant la conférence des Nations unies pour le développement durable. Un autre membre de la Chambre haute tente d’apporter une interprétation à l’initiative présidentielle.
« J’ai comme l’impression d’un traumatisme sur la crise derrière celle-ci. Il faut également la replacer dans le contexte de la prochaine rencontre entre le président de la transition et l’ancien président Marc Ravalo¬manana », analyse-t-il.
Le « Tsena mora » promu
Andry Rajoelina a partagé l’exemple de Madagascar dans son discours lors de la conférence des Nations unies sur le développement durable, mercredi à Rio de Janeiro, au Brésil.
« Pendant cette période de transition, l’accessibilité à l’alimentation de la population la plus vulnérable est une préoccupation permanente », a-t-il indiqué. « L’État assure son rôle de prévention en octroyant des subventions pour le riz et les produits de première nécessité au profit des franges ciblées de la population sur le court terme », faisant référence au programme de « Tsena mora » ou encore du « Vary mora ».
L’homme fort de la transition profite de l’occasion pour partager  « notre objectif, notre vision, notre ambition ». « Que Madagascar soit capable de nourrir son peuple et de reprendre sa place en matière agricole comme dans les années 60-70 et devenir le grenier de la région de l’océan Indien et du continent africain, en optant aujourd’hui sur le modèle de l’économie verte et l’agriculture intensive », affirme-t-il.
Iloniaina Alain
(Source : L’Express de Madagascar)
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