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Six morts dans un attentat
La famille du “marine” américain d’origine libanaise dont l’exécution avait été annoncée puis démentie le week-end dernier, a affirmé qu’il était bien en vie et qu’il avait été libéré par ses ravisseurs en Irak, où un attentat à la voiture piégée a par ailleurs fait au moins six morts et 35 blessés.
A Tripoli, dans le nord du Liban, le frère du “marine” américain Wassef Ali Hassoun a fait savoir qu’il avait été informé de sa libération aux premières heures de la matinée sans préciser la source de cette information. “Nous avons obtenu de solides assurances du fait que mon frère est en vie et a été libéré aujourd’hui”, a-t-il déclaré à la presse.
A Bagdad, l’armée américaine a déclaré qu’elle ne pouvait pas confirmer la libération de Hassoun, porté disparu depuis le 21 juin.
Plusieurs communiqués contradictoires avaient été publiés le week-end dernier sur des sites internet islamistes, entraînant une certaine confusion quant au sort de Hassoun et faisant craindre qu’il ait été décapité. Lundi, dans un communiqué transmis à Al Djazira, ses ravisseurs, se réclamant du Mouvement de riposte islamique, avaient indiqué qu’il avait été placé “en lieu sûr” après avoir promis de ne pas rejoindre les rangs de l’armée américaine.
Les violences se sont par ailleurs poursuivies en Irak, notamment à Al Khalis, à 80 kilomètres au nord de la capitale, où l’explosion d’une voiture piégée a fait au moins six morts et 35 blessés lors de funérailles. “Un kamikaze a précipité sa voiture sur la foule rassemblée pour la cérémonie et son véhicule a explosé”, a raconté un témoin, Ghassan Sabah Kadhem. Selon la police, un haut responsable de la police figure parmi les blessés.
A Ramadi et Falloudja, deux villes sunnites situées à l’ouest de Bagdad, des témoins ont déclaré que des patrouilles américaines avaient été la cible d’attaques de la guérilla.
<B>Un mouvement Irakien veut traquer Zarkaoui</B>
L’armée américaine n’a pas donné de détails sur ces deux attaques mais a annoncé que trois “marines” avaient été tués dans l’ouest du pays. Ces décès portent à 640 le nombre de soldats américains tués au combat en Irak depuis l’invasion du pays, en mars 2003.
A Bassorah, dans le sud du pays, la police a annoncé la mort d’un civil dans l’explosion d’une bombe au passage d’un convoi d’agents de sécurité du secteur pétrolier. Tous les agents de sécurité sont indemnes mais deux autres passants ont été blessés.
La chaîne arabophone Al Arabia a par ailleurs diffusé une vidéo montrant un groupe d’hommes armés irakiens, se présentant comme le Mouvement du salut, promettant de traquer ou de tuer Abou Moussab Zarkaoui, haut responsable présumé d’Al Qaïda en Irak, à moins qu’il ne quitte le pays.
“Le criminel Abou Moussab Zarkaoui doit immédiatement quitter l’Irak. Tous ceux qui le soutiennent ou l’hébergent doivent cesser de le faire, en raison notamment de ses actions odieuses qui ont provoqué la mort d’innocents”, déclare un des quatre hommes, qui lit un communiqué.
Le Jordanien Zarkaoui est tenu par les Etats-Unis et les autorités irakiennes pour responsable de nombreux attentats suicide meurtriers et de la mort d’au moins deux otages, un Américain et un Sud-Coréen.
Les autorités sud-coréennes ont d’ailleurs de nouveau demandé à leurs ressortissants de ne pas se rendre en Irak et ont prévenu qu’il serait difficile de protéger les civils ayant ignoré cet avertissement ou étant entrés en Irak sans en avoir averti leur ambassade.
Les experts de l’Otan ont par ailleurs discuté à Bagdad avec de hauts responsables irakiens de la proposition de l’Alliance atlantique d’aider l’Irak à entraîner ses forces de sécurité.
Les trois membres de la délégation en visite à Bagdad seront chargés de conseiller les dirigeants des 26 pays membres de l’Alliance sur le degré souhaitable d’implication militaire de l’Otan en Irak.
La France et les Etats-Unis, notamment, sont toujours en désaccord sur les modalités de cette mission de formation. Paris souhaite que l’Otan intervienne en-dehors de l’Irak alors que Washington veut que l’entraînement des forces irakiennes se fasse sur place.
A Londres, Le Premier ministre britannique Tony Blair a pour sa part admis qu’on ne trouverait peut-être jamais d’armes biologiques ou chimiques en Irak, alors que leur présence supposée aux mains du régime irakien avait justifié en grande partie l’invasion du pays par les forces américano-britanniques.
“Nous savons que Saddam Hussein avait des armes de destruction massive, mais nous ne les avons pas trouvées”, a déclaré Blair devant une commission parlementaire. “Il faut accepter que nous ne les ayons pas trouvées et il se peut que nous ne les trouvions jamais.”
<B>Terrorisme
Quatre “marines” tués par des rebelles à l’ouest de Bagdad</B>
- Quatre “marines” américains ont été tués par des rebelles dans le secteur sunnite à l’ouest de Bagdad, a annoncé hier l’armée américaine. Ces marines sont morts mardi alors qu’ils menaient des “opérations de sécurité et de stabilisation” dans la province d’Anbar, dans laquelle se trouvent les villes rebelles de Falloudja et Ramadi. L’armée ne fournit aucun détail supplémentaire.
<B>Explosions
Trois détonnations entendues à Bagdad</B>
- Trois explosions d’origine inconnue ont retenti hier dans le centre de Bagdad,
ont fait savoir des témoins. Des nuages de fumée s’élevaient au-dessus de bâtiments situés dans la “Zone verte”, où se trouvent les bureaux du gouvernement irakien et les ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne. L’armée américaine n’a pas réagi dans l’immédiat.
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