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Sir Alex Ferguson fan d?Arsenal
Pour une fois, sir Alex Ferguson supportera Arsenal ce week-end. A vrai dire, il n?a pas trop le choix. Une victoire de Chelsea, demain, à Highbury, en clôture de la 17e journée, tuerait en effet tout ce qui reste, ou presque, de suspense, dans une Premier League qu?écrase de sa classe et de son argent, l?impressionnante machine à gagner de Roman Abramovich.
Depuis le début de la saison, celle-ci n?a concédé que cinq points sur les 48 mis en jeu. Ses principaux rivaux ont, évidemment, du mal à suivre la cadence, Manchester United étant à neuf points, Liverpool à douze et le décevant Arsenal à dix-sept.
Difficile, dans ces conditions, d?imaginer que Chelsea, qui cumule à la fois la meilleure attaque (35 buts) et la meilleure défense (7 buts), puisse subitement perdre le nord. Même si, ces dernières semaines, le ton était, on l?a remarqué, moins insolent que d?habitude.
Mais, le football étant ce qu?il est, on serait mal inspiré de penser que les dès sont déjà jetés. Comme dirait l?autre, tant qu?il y a de la vie, il y a de l?espoir.
Et Man U, qui se déplace à Aston Villa cet après-midi, en ouverture de journée, avec la ferme intention de revenir provisoirement à six points, serait bien inspiré d?adhérer à ce principe.
« Bien sûr, tout le monde espère voir Chelsea abandonner des points. Nous, Liverpool, Arsenal. Nous sommes tous dans le même bateau », a confié le manager de Man U jeudi, au lendemain de la convaincante victoire des siens face à Wigan, 4-0. « Neuf points d?écart, c?est beaucoup. Mais il faut y croire jusqu?au bout. Si Chelsea se met à perdre, et tout est possible en football, nous voulons être l?équipe qui suit juste derrière. Si c?est le cas, alors, nous aurons une chance. Tout ce que nous pouvons faire, à ce stade de la saison, c?est nous concentrer sur notre jeu, retrouver une forme plus consistante. Le reste suivra. »
Ce soir, Manchester United jouera pour une sixième victoire en sept matches sur la scène nationale. Pas si mal pour une équipe qu?on dit en chute libre.
La victoire face à Wigan était certes attendue, mais son ampleur a étonné les observateurs. Elle est venue, en tout cas, récompenser une équipe qui a été plutôt généreuse sur ce coup-là, à commencer par son défenseur Rio Ferdinand, auteur de son premier but en 140 matches sous les couleurs mancuniennes.
Aston Villa, qui désespère de s?éloigner de la zone de relégation, ne semble pas en mesure de contrarier les plans de Man U, sa bête noire, un adversaire contre lequel le club des Midlands reste sur sept défaites d?affilée, toutes compétitions confondues.
Liverpool, le troisième, ne joue pas ce week-end, ayant d?autres chats à fouetter du côté de Yokohama. Voilà qui donnera des idées à quelques-uns de ses poursuivants immédiats, désespérés de s?accrocher au wagon européen. C?est le cas notamment de Bolton, de Tottenham et même de l?étonnant West Ham, qu?on n?attendait pas si bien placé.
Tottenham, qui est revenu de l?arrière le week-end dernier, face à Portsmouth, 3-1, viendra chercher à Middlesbrough, demain, un quatrième succès d?affilée en championnat, un vingtième avec Martin Jol.
Le cas échéant, la Maison Blanche s?installerait provisoirement sur le podium, avec 33 points. Jamais n?avait-elle débuté aussi bien une saison de Premier League. Elle n?a d?ailleurs perdu qu?un seul de ses douze derniers matches de championnat.
Le cinquième, Bolton, qui a obtenu face à Séville, mercredi, son billet pour les seizièmes de finales de la Coupe de l?UEFA, sera en déplacement à Everton.
Les Trotters seront déterminés à prendre leur revanche sur une équipe qui les avait surpris au Reebok Stadium en début de saison, 1-0, but de Marcus Bent.
Le vétéran de Bolton, Gary Speed, qui détient le record du plus grand nombre d?apparitions en Premier League, soit 466, sera particulièrement ému au moment de fouler la pelouse de Goodison Park. Il y a passé trois saisons au milieu des années 90, inscrivant 18 buts.
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