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Silence, on joue !

26 décembre 2004, 00:00

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Le Père Noël est passé, la fête est finie. Les footballeurs anglais reprennent ce soir le chemin des stades pour une 19e journée qui, à défaut de nous proposer des chocs, aura la particularité d’être entamée et conclue le même soir, ce qui n’était plus arrivé depuis des lustres.

Tous les regards, bien sûrs, seront braqués vers Stamford Bridge où Chelsea, solide leader de la Premier League, reçoit Aston Villa, une équipe à sa portée bien qu’étant aux portes de la Coupe de l’UEFA.

Chelsea, en tout cas, est euphorique à l’approche d’une fin d’année pour le moins chargée. Les Blues de Jose Mourinho font le plein de buts à chaque sortie, tout en donnant à chaque fois l’impression d’être un peu plus à point défensivement et collectivement.

En quête de son premier titre depuis un demi-siècle, Chelsea est en tout cas bien partie, au grand désespoir des puristes, ayant déjà relégué Arsenal, champion en titre, à cinq points. Et ce n’est pas Aston Villa, bien pâle le week-end dernier à Middlesbrough, 0-3, qui viendra gâcher le lendemain de Noël des Blues.

Le mystère Arsenal

Arsenal, qui reçoit Fulham à Highbury, a peut-être intérêt à se poser quelques questions, histoire de relancer la machine. Ces dernières semaines, en tout cas, ont été difficiles à négocier, le club de la capitale affichant d’inquiétantes limites, ce qui a notamment permis à Chelsea de faire le grand écart.

La mayonnaise, semble-t-il, ne prend plus aussi facilement qu’en début de saison et Arsène Wenger, d’habitude d’un calme olympien, a lui-même du mal à accepter la situation.

Usure ou méforme passagère ? Les fêtes de fin d’année achèveront sans doute de nous donner un semblant de réponse. Car, après la réception des Cottagers ce soir, Thierry Henry et ses petits camarades de classe auront deux déplacements pas forcément très simples à gérer. D’abord mercredi à Newcastle, face à une équipe qui n’a plus droit à l’erreur, et ensuite le 1er janvier sur la pelouse de Charlton, là où ils sont plusieurs à y avoir laissé des plumes

Dimanche dernier, à Fratton Park, Arsenal ne méritait pas de gagner. Mais la lumière est finalement venue du défenseur international Sol Campbell qui, à un quart d’heure de la fin, d’un tir imparable des 25 mètres, a donné les trois points aux Gunners. Portsmouth avait préalablement pris le jeu à son compte, se créant au passage quelques occasions franches.

Contre Fulham, ça devrait néanmoins être moins compliqué. D’abord parce que les Cottagers ont toujours nourri des complexes face à leurs aînés londoniens. Ensuite parce que Fulham est à la rue, comme l’atteste du reste sa bien pâle quinzième place au classement, à déjà 25 points de Chelsea. Contre Charlton Athletic, le week-end dernier, les protégés d’Al Fayed ont d’ailleurs subi leur dixième défaite en dix-huit sorties. Avantage logique, donc, à Arsenal.

Everton, qui a justement cédé sa surprenante deuxième place à Arsenal le week-end dernier, la faute à un match nul à Blackburn, 0-0, reçoit Manchester City à Goodison Park avec l’espoir de signer sa douzième victoire de la saison. Ce n’est pas gagné d’avance puisque City reste capable du meilleur comme du pire.

La science d’Allardyce

Manchester United est également en proie à quelques doutes. Certes, samedi dernier, Crystal Palace est reparti d’Old Trafford avec un sacré carton dans sa valise, 5-2, mais sir Alex Ferguson n’est pas dupe pour autant. Cette victoire, qui a permis aux Diables rouges de passer à la quatrième place, à neuf points de Chelsea, a été plus longue et plus difficile à se dessiner que ne l’indique le score. Par deux fois d’ailleurs, Palace est revenu de l’arrière avant de sombrer corps et âmes en seconde période.

Des quatres grosses cylindrées de l’élite anglaise, Manchester United est peut-être celle qui, sur le papier, aura le plus de mal à s’en sortir ce soir. Bolton, qui lui rend visite à Old Trafford, reste une équipe plutôt délicate à manoeuvrer malgré son récent passage à vide. Sam Allardyce, le manager des Wanderers, a plus d’un tour dans son sac, et c’est précisément contre les grandes équipes qu’il expose sa science.

Pour cette sortie, Man U sera privé une nouvelle fois de son buteur vedette, Ruud van Nistelrooy. Absent des terrains depuis quatre matches déjà, le Hollandais ne sera pas de retour avant fin janvier, la faute à une vilaine blessure au tendon d’achille.

Liverpool, à qui, apparemment, il ne reste aujourd’hui que son histoire, se déplace ce soir à West Bromwich Albion. Un match que les Reds devront prendre au sérieux même si, de toute évidence, la troisième équipe des Midlands n’a jamais été un obstacle majeur pour les grands du championnat d’Angleterre.

La belle victoire contre Newcastle, 3-1, la semaine dernière, est de nature à redonner du moral aux Reds, englués entre Middlesbrough et Charlton à hauteur de la sixième place. Mais les supporters ont compris que ce n’est pas cette saison encore que Liverpool, relégué à quinze points de Chelsea, ira se battre pour le titre.

Reste Tottenham. Enfin débarrassés du Français Jacques Santini, les Spurs ont remporté le week-end dernier, face à Southampton, 5-1, leur quatrième victoire consécutive, leur meilleure série en neuf ans. Passer la cinquième ce soir à Norwich pourrait bien s’avérer une formalité moyennant que Jermaine Defoe, auteur de son premier hat-trick contre les Saints, maintienne son état de grâce.

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