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Sharonne Knubley symbole de la volonté

10 janvier 2004, 20:00

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Animée d?une incroyable volonté, Sharonne Knubley a tout écrasé sur son passage aux 6es Jeux des îles de l?océan Indien, pour s?offrir le précieux métal. Pour une surprise c?en était une car personne ne s?attendait à la voir sur la plus haute marche du podium. Pendant un an et demi, elle était resté éloignée des tables, à la suite d?une intervention chirurgicale au genou.

L?opération effectuée par le Dr Yehya Oomar avait certes été une réussite mais la rééducation était longue de par la nature de sa blessure. Elle avait eu les ligaments croisés déchirés.

Et dix mois avant les JIOI, soit en décembre 2002, elle reprenait les entraînements.

« C?était frustrant de voir que les autres progressaient alors que moi j?avais regressé. C?était le cauchemar », nous confiait-elle après sa victoire. L?ancienne championne de Maurice n?avait jamais réussi à retrouver sa place de leader, en féminin, avant le rendez-vous indianocéanique.

Et puis, on était loin d?imaginer qu?une Mauricienne arriverait aussi loin dans cette compétition qui, pendant 24 ans, avait été dominée par des Malgaches et des Réunionnaises.

Pour cette édition 2003, on s?attendait, encore une fois, à un duel Réunion-Madagascar dans l?épreuve du simple dames. Mais les deux Mauriciennes Sharonne Knubley et Aarti Gulrajani devaient défier la logique en se qualifiant pour la finale. Ce qui comptait le plus à cet instant, c?était que Maurice était assurée de la médaille d?or et celle d?argent.

Toutefois, pour les deux joueuses, c?était une question d?honneur car elles savaient qu?en cas de victoire, elles entreraient définitivement dans l?histoire des Jeux. Et puis une victoire acquise devant son public est quelque chose d?inoubliable.

Si les chances étaient égales des deux côtés, c?est le mental de fer et la rage de vaincre de Sharonne Knubley qui ont fait la différence. L?expérience y était aussi pour quelque chose.

« Depuis hier, je souffre énormément de mon genou. J?ai enchaîné match après match, je pense que c?est pour cette raison que j?ai recommencé à sentir des douleurs, même pour la finale contre Aarti je souffrais », nous déclarait Sharone Knubley après son sacre. Elle était tout en larmes.

La volonté avait triomphé sur la douleur. C?est ce qu?on appelle avoir l?étoffe d?une grande championne.

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