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Sharmila Lochun? madame le professeur
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Sharmila Lochun? madame le professeur
Ce n?est pas le punch qui lui manque. Sharmila Lochun est une jeune femme résolue, dynamique, qui a de vrais talents de communication et qui prend son métier très au sérieux. Ce n?est pas le genre à se contenter de l?à-peu-près, même le savoir-être revêt une importance primordiale pour elle. On est allé à sa rencontre dans son Centre for Excellence situé à Beau-Champs. Son travail consiste à assurer la formation dans le sillage du projet de développement foncier et immobilier Anahita, une initiative du promoteur CIEL Properties.
« This is where I want to be. » C?est ce que Sharmila s?est dit quand on lui a expliqué en quoi consistait le poste. Certes, le défi est de taille, sa mission sort de l?ordinaire, son quotidien ne connaît pas de routine. D?abord, l?habitante de Goodlands a dû faire un travail de terrain, découvrir la région de l?Est, analyser les conditions de vie dans lesquelles vivent ces gens. « CIEL va construire le village Anahita, ériger un hôtel et des villas de luxe. Pour nous, il est important que les gens qui vivent dans les environs puissent participer à ce développement. Mon rôle est donc de rendre les gens employables ou de les aider à améliorer leur situation socioéconomique par d?autres moyens, ce qui rehaussera le niveau de vie de ces endroits », explique-t-elle.
Elle est donc allée à la rencontre des villageois pendant plusieurs soirées pour leur expliquer ce qui attend leur région et identifier leurs besoins pour pouvoir les faire participer à ce développement quand vient le moment.
Ainsi, ceux qui voudraient trouver de l?emploi au c?ur du projet ont rempli une fiche d?inscription et pourront éventuellement être formés. Cela ne leur garantit pas d?être employés, mais ils pourront toujours avec cette formation, trouver de l?emploi ailleurs ou lancer leur propre entreprise, par exemple.
« Nous voulons empower les gens, les pousser à être débrouillards. Nous aurons besoin des prestataires de services, des gens qui peuvent, par exemple, procurer des légumes ou des spécialistes du jardinage. Pour cela, on les oriente vers d?autres institutions, on les encourage à se préparer déjà, on veut jouer un rôle de facilitateur », souligne Sharmila.
« Je suis comme un poisson dans l?eau »
Les cours eux-mêmes vont commencer vers mi-novembre. La responsable a déjà mis en place un réseau de formateurs. Dans un premier temps, c?est le savoir-être, l?attitude à adopter, la manière de projeter une image professionnelle qui sera au programme. Le téléphone étiquette, le customer service, les langues, les cours pour valets de chambre, les cours de cuisine, le bar operation, etc. seront ensuite dispensés au centre.
Ce centre est d?ailleurs, entre autres, équipé d?une chambre d?hôtel où les participants pourront s?exercer à faire le lit, par exemple. Anahita Centre for Excellence travaille, par ailleurs, en collaboration avec d?autres institutions telles que la banque, l?École hôtelière, le National Women Entrepreneur Council, etc. pour mener à bien son projet.
Sharmila Lochun a donc sur ses épaules, la responsabilité de la formation et visiblement elle les a solides. Après son BSc en management, elle s?est occupée du service clientèle dans une industrie de textile pendant cinq ans. Elle a ensuite assuré le poste de formatrice en management pendant deux ans à l?École hôtelière.
Elle a été embauchée comme Hospital Administrator à l?hôpital de Flacq pendant un an, et a fini par rejoindre le One & Only Touessrok comme Quality Assurance Manager avant d?atterrir chez Anahita. « Tous ces postes m?ont forgée. Je suis comme un poisson dans l?eau dès que je dois avoir affaire aux gens. Ce qui m?a attirée au centre Anahita, c?est l?envergure du projet et le fait que ce soit nouveau. Je ne pouvais pas rater l?occasion de participer à la base d?un tel projet », avance Sharmila qui détient aussi une maîtrise en management.
Qu?on se rassure, sur son échiquier il n?y a pas que le boulot. Il y a aussi la musique, les amis, les bons petits plats chinois et puis surtout, la famille. « Ce n?est pas que je suis casanière, mais j?ai passé l?âge de faire la java. Le week-end, je profite pour passer du temps avec mes parents, pour me relaxer devant un livre de Sophie Kinsella et pour me laisser bercer par les tubes des années 80. »
Et si vous êtes du genre à raconter des salades, passez votre chemin, notre interlocutrice qui dit faire confiance aux gens facilement, prend en grippe ceux qui ne sont pas honnêtes.
Mais l?heure n?est pas au règlement de comptes. Sharmila et son équipe ont pour le moment du pain sur la planche. Ils se chargent de préparer le personnel et les gens des villages avoisinants à l?ouverture de l?hôtel Four Seasons et des Waterfront Residences aux alentours de début 2008. Au final, tout devrait être nickel. En attendant, on n?est pas prêt de dire adieu madame le professeur.
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