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Se soigner au coût de Rs 6,1 milliards?
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Se soigner au coût de Rs 6,1 milliards?
«Nous avons besoin d?informations sur le financement des soins de santé qui sont basées sur des faits», fait ressortir le ministre de la Santé, Satish Faugoo. C?est dans cette perspective qu?un document destiné à «mesurer le pouls financier du système national de santé» et à fournir «les informations critiques» nécessaires à la mise en ?uvre du plan d?action 2005-2010 a été élaboré. Il s?agit du premier rapport National Health Accounts (NHA) pour l?année financière 2001-2002 réalisé par la Santé.
Satish Faugoo intervenait à la cérémonie d?ouverture d?un atelier de « vulgarisation» de ce premier rapport. Il explique l?importance des NHA : «Les ressources requises pour fournir une gamme variée de services sont rares. Il est essentiel d?utiliser ces ressources judicieusement et efficacement. Il qualifie les NHA de «pierre angulaire pour le développement de la politique de santé moderne».
Combattre les défis grandissants
Le rapport fait ressortir que pour l?année 2001-2002, Rs 6,1 milliards ont été dépensées dans le secteur de la santé, dont Rs 3,1 milliards par l?Etat. Les particuliers ont eux déboursé Rs 2,3 milliards, montant qui comprend les primes de polices d?assurance privées. Les employeurs ont payé Rs 610 millions pour la santé de leurs employés. L?Organisation mondiale de la santé a contribué à hauteur de Rs 25,6 millions et les Organisations non gouvernementales, Rs12 millions.
La grande leçon à tirer de ce document, selon le ministre, est qu?il permet de conclure à «un besoin urgent de redistribuer les ressources pour combattre les défis grandissants de maladies non transmissibles et un besoin d?améliorer les qualités de l?ensemble des soins dans les institutions de santé publiques».
Réallouer les fonds publics
Les NHA tentent de répondre à certaines questions clés : Qui paie pour les soins de santé ? Combien dépensent-ils et sur quels types de services ? Comment ces sommes sont-elles distribuées dans les différents types de services ?
Les NHA relèvent que le «secteur de la santé privée se porte bien, malgré la disponibilité de soins gratuits de qualité élevée dans le secteur public». Ils décortiquent les informations sur le financement et les dépenses liés au secteur de la santé, au sens large du terme. Ainsi, les forces et faiblesses du système peuvent être identifiées et, par voie de conséquence, la qualité des soins peut être améliorée.
A titre d?exemple, ces NHA ont trouvé que «les fonds dépensés par le secteur public pour la promotion de la santé et d?autres activités préventives sont presque négligeables». Ce qui leur permet d?en déduire qu?«en vue de l?incidence croissante des maladies transmissibles dans le pays, il existe un besoin urgent de réallouer plus de fonds publics à ces fonctions ». Le rapport devient ainsi un outil pour optimiser l?utilisation des ressources disponibles en les suivant à la trace. Il permettra également de faire des projections financières pour que les partenaires de la santé puissent prendre des décisions politiques futures.
Dans ses conclusions, le rapport décrit ses données de «clarion call pour l?expansion et la diversification du secteur privé, surtout dans le domaine de la médecine high-tech». Il avance aussi, entre autres, que le marché des assurances privées sera appelé à continuer à se développer alors qu?une utilisation rationnelle de produits pharmaceutiques devra être davantage encouragée.
«Nous sommes en train de finaliser le Plan d?action pour la santé pour la période 2006 à 2010. Ce plan établit les stratégies pour la réforme du secteur de la santé publique», rappelle Satish Faugoo.
Il faut se donner les moyens de ses ambitions. Avec les NHA, on saura au moins exactement combien elles coûteront.
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